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Et si nous pouvions régénérer les os grâce à l’impression 3D?

Des chercheurs américains ont fabriqué un os synthétique grâce à l'impression 3D.

Des chercheurs américains ont fabriqué un os synthétique grâce à l'impression 3D. - Science Translational Medicine

Des chercheurs américains sont parvenus à soigner des blessures chez des animaux en produisant des os synthétiques qui ont activé leur croissance osseuse.

L’impression 3D est en train de révolutionner la chirurgie. Au mois de février dernier, nous vous parlions de ce patient sauvé de la mort grâce à des implants en os et non en titane comme c’est la règle. Un hôpital de Sydney était parvenu à les façonner sur-mesure en fabrication additive à partir d’un bout d’os prélevé sur une autre partie de son corps. Une équipe de chercheurs américains de l’Université Northwestern dans l’Illinois a peut-être trouvé un moyen encore plus novateur de se passer des implants à l’ancienne qui sont extrêmement délicats à concevoir et à intégrer. Ils ont réussi à imprimer en 3D un os synthétique très résistant et très élastique, capable en outre de favoriser la régénération osseuse.

Un matériau très souple et très résistant

L’article est paru ce 28 septembre dans la revue Science Translational Medicine. "Nous avons généré un os en biomatériau synthétique, régénérateur et hyper-élastique", résume le texte. L’os imprimé en 3D est composé à 10% de polymères et à 90% d’hydroxyapatite, une matière minérale présente dans les os et les dents. Il a été obtenu à partir de cellules souche de moelle osseuse cultivée in vitro durant quatre semaines.

Cet os synthétique a été implanté avec succès sur une souris, un rat et un singe, tous les trois blessés. Les scientifiques n’ont constaté aucun phénomène de rejet. Il s’est rapidement vascularisé, puis intégré aux tissus, stimulant la croissance osseuse des animaux en quelques semaines. Un os de fémur humain a également été imprimé pour tester sa résistance en laboratoire avec des résultats très satisfaisants.

Cette expérience ouvre de grands espoirs en matière de greffes, même s’il faudra de nombreuses années avant de pouvoir tester cette nouvelle technique sur l’homme dans le domaine dentaire, la chirurgie plastique ou même la plupart des problèmes osseux en général.

Amélie Charnay