BFM Business

En Pologne, des selfies envoyés aux autorités pour prouver que l'on reste chez soi

-

- - Pixabay

Afin d'éviter d'avoir recours aux visites policières, le gouvernement polonais propose aux personnes en quarantaine de se prendre en selfie pour montrer qu'elles respectent bien les mesures de confinement.

L’Europe, épicentre du coronavirus, se confine peu à peu. En Pologne, la population n’est pas tenue de rester chez elle. Dans un premier temps, seules les personnes revenant de la région de Wuhan, berceau du Covid-19, étaient placées en quarantaine. La mesure a depuis été étendue à tous les voyageurs revenant de l’étranger. Pour vérifier si l’isolement de 14 jours est bien respecté, le gouvernement leur offre deux solutions. Des visites inopinées de policiers ou bien l’utilisation d’une application appelée “Home quarantine”, raconte l’AFP

Des selfies réclamés tout au long de la journée 

Les Polonais en quarantaine doivent prouver leur assiduité sur l’application “Home quarantine”, développée par le ministère de la Santé polonais et disponible sur l’App Store. En pratique, l’application réclame de manière aléatoire des selfies à la personne tout au long de la journée.

La personne a vingt minutes pour envoyer son cliché. Si elle ne l'a pas fait, l'application prévient la police. La méthode n'est pas sans rappeler ce qui est mis en place à Taïwan, où les smartphones sont géolocalisés par les autorités en permanence.

Le service polonais utilise aussi la géolocalisation pour s’assurer que les utilisateurs sont bien à leur domicile, et la reconnaissance faciale pour écarter toute tentative de fraude. Des amendes ont déjà été infligées aux personnes n’ayant pas respecté le confinement à hauteur de 500 zlotis, l'équivalent de 108 euros. Soit à peu près le même montant qu’en France où l’amende est fixée à 135 euros.

La Pologne et Taïwan ne sont pas les seuls pays à s'en remettre à la technologie pour contrôler le respect des mesures de confinement. L'Autriche, la Belgique, Israël ou l'Allemagne utilisent les données télécom pour analyser les déplacements des personnes contaminées et mieux suivre l'évolution de l'épidémie.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech