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Des récompenses pour chaque téléchargement de StopCovid? Cédric O dit non

Cédric O, le Secrétaire d'Etat au Numérique.

Cédric O, le Secrétaire d'Etat au Numérique. - Ludovic Marin / AFP

Pour encourager les Français à utiliser StopCovid, et donner à l'application toutes les chances d'être plus efficace dans la lutte contre le Covid-19, un député LREM a avancé l'idée d'un système de récompenses, ou de contreparties en échange de chaque téléchargement. Une idée bien vite balayée.

Sitôt proposée, sitôt rejetée. Ce 25 mai, le député LREM de la Sarthe Damien Pichereau a publié sur Twitter une lettre adressée au Secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, à propos de l'application StopCovid. Parmi les idées évoquées, celle d'inciter au téléchargement de cette application de traçage numérique en mettant en place des "contreparties".

"Il semble judicieux de coupler l'utilisation de l'application StopCovid à une contrepartie, comme par exemple une légère baisse des restrictions en cette période de sortie du confinement (on peut notamment penser à une augmentation du périmètre de déplacement de 100km à 150km). Cet allègement permettrait sans aucun doute d'inciter un plus grand nombre de nos concitoyens à télécharger l'application, renforçant ainsi notre capacité à retracer les chaînes de contamination. Je souhaiterais votre avis sur une telle possibilité", écrit Damien Pichereau dans sa lettre.

D'après La Tribune, une telle proposition a d'emblée été refusée par Cédric O, avant même son audition sur le sujet, prévue ce mercredi 27 mai. Le téléchargement de cette application de traçage numérique devra en effet rester gratuit, sur la base du volontariat, et être surtout le fruit d'un consentement libre et éclairé, comme l'oblige le RGPD. Des incitations au téléchargement, en faisant miroiter des avantages, s'avèrent difficilement compatibles avec ce règlement européen.

Par ailleurs, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a prévenu fin avril que "l’utilisation d’une application sur la base du volontariat ne devrait pas conditionner ni la possibilité de se déplacer, dans le cadre de la levée du confinement, ni l’accès à certains services, tels que par exemple les transports en commun", en précisant que le volontariat signifiait "qu’aucune conséquence négative" ne serait attachée à l’absence de téléchargement ou d’utilisation de l’application.

Fin avril, l'Italie avait pour sa part étudié la piste d'une restriction des allées et venues pour les personnes ayant refusé de télécharger sa propre application de traçage numérique, Immuni. Cette idée a, elle aussi, été rapidement balayée.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech