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Cyberterrorisme : Trump compte sur son fils de 10 ans

Donald Trump, le 26 septembre 2016

Donald Trump, le 26 septembre 2016 - Paul J. Richards / AFP

Lors du premier débat entre Donald Trump et Hillary Clinton, l’homme d’affaires est revenu sur la cyberguerre… à sa façon.

Une heure et demi pour aborder trois thèmes essentiels, la direction du pays, l’économie et la sécurité. Et ce dernier point incluait la sécurité informatique, alors que la primaire démocrate a été entachée par un piratage des serveurs de son parti et l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Deux éléments sur lesquels a rebondi Donald Trump, à l'occasion du premier débat télévisé qui l'opposait à Hillary Clinton. Interrogé par le modérateur, l’homme d’affaires a expliqué que Daesh était en train de battre les Etats-Unis à leur propre jeu.

Nous devons rester solides dans le domaine du cyber (sic) et de la cyberguerre. Il s’agit d’un énorme problème. J’ai un fils. Il a dix ans. Il a des ordinateurs. Il s’en sert avec beaucoup de talent. C’est incroyable. La sécurité du cyber (sic) est primordiale et très complexe. Mais nous ne faisons pas ce qu’il faut.” a affirmé Trump sur le sujet, moqué pour son utilisation évasive du terme “cyber”. Il est également revenu sur sa volonté de voir les Etats-Unis garder leur mainmise sur l’ICANN, l’organisme de régulation d’Internet.

Face à lui, Hillary Clinton a accusé la Russie - soupçonnée de soutenir Trump - d’être derrière plusieurs piratages contre des institutions américaines, faisant référence à celui qui a touché le Parti démocrate. Ce à quoi Trump a répondu qu’il pouvait tout aussi bien être l’œuvre “d’un individu assis sur son lit et qui pèse 180 kg”. Clinton a également reproché à son adversaire d’avoir appelé les Russes à mettre la main sur 30 000 emails sensibles qu’elle avait envoyés depuis un compte personnel non-sécurisé alors qu’elle était secrétaire d'État.

Revenant sur le thème de Daesh, elle a évoqué une collaboration plus étroite avec les géants du Web pour combattre la radicalisation en ligne, sans apporter de précisions. Les deux candidats à la Maison Blanche ont au moins un point commun : aucun n’a mentionné le cas d’Edward Snowden et les écoutes illégales de la NSA contre les citoyens américains et les pays étrangers.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech