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Lancement réussi pour la navette spatiale low-cost indienne

Lancement réussi pour la navette spatiale RLV-TD

Lancement réussi pour la navette spatiale RLV-TD - ISRO

La RLV-TD a réussi son amerrissage dans le golfe du Bengale après un vol à près de 70 kilomètres d’altitude. Mission réussie pour cette navette miniature qui vient concurrencer les projets Space X et Blue Origin.

La semaine dernière, des ingénieurs indiens annonçaient qu’ils s’apprêtaient à procéder au lancement d’une navette spatiale dans la baie du Bengale. C’est désormais chose faite, l’agence spatiale indienne (ISRO) a réussi à envoyer la navette RLV-TD, pour Reusable Launch Vehicle-Technology Demonstration Programme, à 70 kilomètres d’altitude et la faire amerrir ensuite dans le golfe du Bengale. Une dizaine de minutes seulement se sont écoulées entre le lancement et l’amerrissage de cette navette équipée d’ailes, ce qui n’enlève rien à l’importance que cela représente pour l’agence indienne. "L'amerrissage s'est fait en douceur et le véhicule ne s'est pas brisé" explique K. Sivan, directeur du centre spatial Vikram Sarabhai de Thiruvananthapuram à l'Agence France-Presse.

Space X et Blue Origin dans le viseur

Pour ce premier lancement, la navette n’était qu’un modèle miniature, pesant 1,5 tonne et mesurant 6,5 mètres de long, mais cela reste néanmoins l’occasion pour l’ISRO de valider un choix technologique. "La mission s'est déroulée comme prévu et les données collectées de l'expérience montrent que nous avons atteint les objectifs et prouvé les capacités de la technologie RLV" précise le directeur K. Sivan. Un exploit d’ailleurs félicité par le président indien, Pranab Mukherjee, sur son compte Twitter.

Avec la concrétisation de ce nouveau succès, l’ISRO vient jouer dans la cour des grands avec, comme principaux concurrents, les lanceurs réutilisables de Space X, qui a lui aussi réussi à atterrir en mer ou encore Blue Origin dont le projet est mené par Jeff Bezos, le patron d’Amazon. Enfin, si l’objectif de l’Inde est de diviser par 10 le coût des missions spatiales avec sa navette réutilisable, la phase commerciale ne devrait pas intervenir avant une dizaine d’années.