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Hyperloop : comment ce train futuriste approchera le mur du son

Une vue d'artiste du système de transport.

Une vue d'artiste du système de transport. - Hyperloop One

Alors que le premier essai est un succès, nous nous sommes penchés sur le principe de fonctionnement de ce transport qui s’annonce comme révolutionnaire. Mais de nombreuses étapes doivent encore être franchies avant son exploitation commerciale.

Avec un premier essai réussi au beau milieu du désert du Nevada (Etats-Unis), le système de transport de la société Hyperloop One (anciennement Hyperloop Technologies) semble prometteur. En partie révolutionnaire, la technologie utilisée pour le mouvoir repose entre autres sur le principe du monorail ou de l’aérotrain, mais qui se déplacerait dans un tube sous vide.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser au premier abord, l’investissement nécessaire à la construction d’une ligne Hyperloop coûterait moins cher qu’une ligne dédiée aux trains à sustentation magnétique, tel que le SCMaglev japonais. Ces trains nécessitent en effet l’usage de rails en cuivre et d’une alimentation électrique sur toute la longueur de leur ligne.

Le système d'alimentation classique d'un train à sustentation magnétique.
Le système d'alimentation classique d'un train à sustentation magnétique. © Hyperloop One

S’approcher de la vitesse du son

L’Hyperloop utilise, lui, un système plus efficace de rail en aluminium, tandis que le système magnétique est alimenté par des batteries embarquées à bord des rames. Ces batteries permettent d’activer des aimants impulsant une force vers l’arrière, ce qui a pour conséquence de faire avancer le train vers l’avant.

Le système de propulsion de l'Hyperloop.
Le système de propulsion de l'Hyperloop. © Hyperloop One

Au fur et à mesure que la rame prend de la vitesse, elle se met à "léviter" au-dessus du rail central et peut ainsi accélérer jusqu’à sa vitesse de croisière. Cette dernière flirte avec les 1 220 kilomètres/heure - quasiment la vitesse du son. Cette performance est rendue possible par la seconde partie du dispositif : le tube sous vide.

Car, c'est dans un tunnel sans pression atmosphérique que se déplacera l'Hyperloop. Pourquoi faire le vide ? Pour éviter ou réduire les frottements et donc la déperdition d'énergie. La rame nécessite ainsi beaucoup moins d’énergie pour se déplacer que si elle était à l’air libre.

Cette partie-là du dispositif doit quant à elle encore être testée en grandeur nature comme vient de l’être la rame. La société Hyperloop One espère ainsi transporter ses premières marchandises en 2019 et ses premiers passagers d’ici à 2021.