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Moselle: Facebook censure la ville de Bitche, dont le nom ressemble à une insulte anglophone

Capture d'écran de la nouvelle page Facebook de la ville de Bitche

Capture d'écran de la nouvelle page Facebook de la ville de Bitche - BFMTV

La ville a dû créer un nouveau compte Facebook, afin de communiquer avec ses administrés. Le réseau social ne répond pas à ses sollicitations.

Une censure sans la moindre explication. Depuis plusieurs semaines, la mairie de la ville de Bitche, en Moselle, est bannie du réseau social américain. Comme le rapporte la radio locale Radio Mélodie, la dépublication de la page officielle de la ville a été décidée par Facebook en mars.

Selon Valérie Degouy, responsable communication de la mairie, la raison est liée au nom de la ville, Bitche, qui serait confondu par Facebook avec le mot anglais “bitch”, qui signifie “salope”.

Pas de "service client"

J'ai fait appel le 19 mars et ça ne réapparaît pas. J'ai essayé par tous les moyens de contacter Facebook, par les différents formulaires, mais il n'y a plus rien à faire. J'ai essayé en message privé sur la page Facebook France, j'ai laissé une dizaine de messages chaque jour. J'ai finalement été contactée pour me dire que ce n'était pas eux qui géraient, que si j'ai fait appel, je dois attendre la réponse de Facebook” regrette Valérie Degouy auprès de Radio Mélodie.

Pour continuer à communiquer avec ses administrés, la mairie de Bitche a créé une nouvelle page Facebook, baptisée “Mairie 57230”, faisant référence au code postal de la commune.

En raison de cette décision de Facebook, la ville voisine de Rohrbach-lès-Bitche a décidé de retirer de façon préventive une partie de son nom sur le réseau social. La page est désormais simplement baptisée Rohrbach sur la plateforme.

Pour les utilisateurs, les procédures d’appel sont laborieuses sur Facebook, comme sur d’autres réseaux sociaux comme Instagram (filiale de Facebook) ou Twitter. Il est par exemple impossible d’échanger avec un employé de l’entreprise de vive voix pour plaider sa cause.

Les erreurs d’interprétation des services de modération de Facebook sont pourtant récurrentes. En 2020, ils avaient ainsi censuré une photo d’oignons, assimilée à un contenu sexuel. Il en fut de même en 2018 pour une photo d’enfants yéménites dénudés et victimes de famine, publiée par le New York Times pour illustrer la situation humanitaire dans le pays.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech