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La Corée du Nord aurait raflé 2 milliards de dollars avec ses cyberattaques, selon l'ONU

Selon le rapport de l'ONU, la Corée du Nord a "utilisé le cyberespace pour lancer des attaques de plus en plus sophistiquées visant à dérober des fonds aux institutions financières et aux plateformes de cryptomonnaie".

Selon le rapport de l'ONU, la Corée du Nord a "utilisé le cyberespace pour lancer des attaques de plus en plus sophistiquées visant à dérober des fonds aux institutions financières et aux plateformes de cryptomonnaie". - Kim Won Jin-AFP

La Corée du Nord a "récolté" environ 2 milliards de dollars grâce à ses cyberpiratages visant des banques ou des plateformes de cryptomonnaie, selon un rapport de l'ONU.

La Corée du Nord se financerait en partie grâce aux fruits de ses "cyberattaques d'État". Comment? En ciblant des établissements bancaires ou des plateformes d'échange de cryptomonnaie, ce qui lui aurait rapporté beaucoup d'argent, indique un rapport de l'ONU (organisation des Nations Unies) auquel Reuters a eu accès.

Selon ce document, la Corée du Nord a "utilisé le cyberespace pour lancer des attaques de plus en plus sophistiquées visant à dérober des fonds aux institutions financières et aux plateformes de cryptomonnaie."

"Les cyberacteurs de la République Populaire Démocratique de Corée, dont beaucoup opèrent sous la direction du Bureau général de reconnaissance (services de renseignement nord-coréens, NDLR), ont levé des fonds pour les programmes d’armements de destruction massive, pour un montant total estimé à ce jour à 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros)", ajoutent les experts de l'ONU.

Le pays a “continué à améliorer ses programmes d’armement nucléaire et de missiles même s’il n’a pas effectué de test nucléaire ou de lancement de missile balistique intercontinental”, ajoute ce rapport rédigé par un groupe d’experts indépendants et remis la semaine dernière au comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la Corée du Nord.

Cette mise en cause ne surprendra guère les autorités de Washington qui avaient déjà mis en cause la responsabilité de Pyongyang dans le piratage informatique spectaculaire des films de Sony Pictures, une des majors du cinéma hollywoodien, en novembre 2014.

Dans la foulée, le département fédéral du Trésor avait prononcé début 2015 "des sanctions contre plusieurs ressortissants et organes nord-coréens tenus pour responsable d'actions déstabilisatrices, destructrices et répressives, visant à saper la cybersécurité américaine".

Frédéric Bergé