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L'Ecole 42 va ouvrir onze nouveaux campus dans le monde d'ici 2020

Aucun diplôme n'est requis pour être admis à l'école, mais les élèves sont sélectionnés par des tests en ligne et une dure période probatoire d'un mois

Aucun diplôme n'est requis pour être admis à l'école, mais les élèves sont sélectionnés par des tests en ligne et une dure période probatoire d'un mois - Martin Bureau - AFP

L'Ecole 42 séduit d'un bout à l'autre du globe, pas seulement Paris ou la Silicon Valley. Créée par Xavier Niel en 2013, elle va ouvrir des campus à Sao Paulo, Rio, Bogota, Erevan, Tokyo, Jakarta, Novossibirsk, Kazan, Québec, Madrid et Angoulême d'ici l'an prochain.

L'Ecole 42 est née à Paris en 2013. Trois ans plus tard, l'établissement créé par Xavier Niel s'exportait aux Etats-Unis. Ce n'était qu'un début. Cette formation gratuite qui n'abouti à aucun diplôme séduit sur tous les continents. Ses dirigeants ont annoncé leur intention d'ouvrir onze nouveaux sites dans le monde d'ici l'an prochain ce qui portera à vingt le nombre d'écoles. Ces onze nouvelles Ecole 42 ouvriront à Sao Paulo, Rio, Bogota, Erevan, Tokyo, Jakarta, Novossibirsk, Kazan, Québec, Madrid et Angoulême.

Pour entrer dans cette école de développeurs très particulière, aucun diplôme ni parcours professionnel particulier ne sont exigés. Il faut avoir du talent et du tempérament ce qui séduit des profils divers depuis des décrocheurs scolaires jusqu'à des haut diplômés qui acceptent de passer des épreuves très particulières.

Pas d'horaire, ni d'enseignants

Le recrutement se déroule en plusieurs phase. D'abord des tests en ligne, puis une période probatoire d'un mois (la "piscine") extrêmement éprouvante. Les élèves, qui n'ont ni horaires ni enseignants, travaillent ensuite sur des défis proposés par le système intranet de l'école. Ils doivent franchir progressivement 21 niveaux de formation. "C'est un peu comme dans un jeu vidéo", rappelle Sophie Viger, directrice générale de l'école. 

L'école fait travailler ses étudiants en projet inter-campus, et leur conseille de changer de sites au cours de leur scolarité. "Cela permet à des étudiants d'apprendre à travailler à distance, dans une langue et dans des fuseaux horaires différents", qualités très recherchées par les entreprises. 

Il faut "en moyenne trois ans" pour faire le parcours complet, qui mène à des postes de niveau ingénieur, mais beaucoup d'élèves ne vont pas jusqu'au bout, choisissant de prendre un emploi avant, a-t-elle indiqué. L'essaimage national et international de l'école est facilité par le fait que l'infrastructure pour la faire tourner est relativement réduite. "Nous avons conçu un système pas cher" qui peut fonctionner "avec trois salariés par site", a indiqué Sophie Viger.

P.S. avec AFP