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Facebook: la lanceuse d'alerte Frances Haugen auditionnée le 10 novembre à l'Assemblée

Déjà passée le 25 octobre devant le Parlement britannique, Frances Haugen, ancienne employée de Facebook, continue sa "tournée européenne" pour être entendue sur les problèmes internes de l'entreprise.

La lanceuse d'alerte et ancienne employée de Facebook Frances Haugen sera auditionnée le 10 novembre par les députés des commissions des Lois et des Affaires économiques, a appris l'AFP de sources parlementaires ce 26 octobre.

Frances Haugen a déjà été entendue la veille par les parlementaires britanniques et participera à l'ouverture du Web Summit de Lisbonne le 1er novembre avant d'être entendue par une commission du Parlement européen le 8 novembre.

Comme révélé par plusieurs médias et journalistes spécialisés, la "tournée européenne" de l'informaticienne qui a fait fuiter des études montrant que Facebook a conscience de la nocivité de sa plateforme, passera par le Palais Bourbon.

Protéger les lanceurs d'alerte

Elle y sera questionnée par les députés de la commission des Affaires économiques -dont dépendent les questions liées au numérique- mais aussi par ceux de la commission des Lois, qui vont se pencher dans la foulée sur une proposition de loi consacrée à la protection des lanceurs d'alerte. Celle-ci est portée par les députés des trois groupes de la majorité, LREM, Modem et Agir.

"Nous devons être vigilants et à l'écoute des lanceurs d'alertes. Leur mission est de nous interpeller, celle des députés est de comprendre l'éclairage qu'ils apportent pour pousser à prendre des décisions qui pourraient s'imposer", a commenté, auprès de l'AFP, le président de la commission des Affaires économiques, Roland Lescure.

Facebook dans la tourmente

Le réseau social et son fondateur, Mark Zuckerberg, se sont déjà élevés contre les accusations de Frances Haugen, et mis en avant leurs initiatives pour lutter contre la haine en ligne.

Facebook a dégagé 9,2 milliards de dollars de bénéfices nets au troisième trimestre, soit 17% de plus qu'il y a un an, rare bonne nouvelle pour le groupe californien, plongé dans l'un de ses pires scandales.

Depuis plus d'un mois, les journaux américains égrènent des articles fondés sur les "Facebook papers", des milliers de documents internes remis à la SEC, l'autorité boursière, par Frances Haugen.

Victoria Beurnez avec AFP