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Réseaux sociaux: l'influenceur français soupçonné d'avoir escroqué les aides Covid va être jugé

Le profil Instagram de "PA7"

Le profil Instagram de "PA7" - BFMTV

L'influenceur, connu sous le pseudo "PA7", a détourné plus de 7 millions d'euros d'aides aux entreprises, délivrées dans le cadre du confinement lié à la pandémie de Covid-19.

"Les aides tombent à tire-larigot, allez viens prendre ton fric et envoie-moi un message". Le procès d'un ex-influenceur soupçonné d'avoir escroqué le fonds d'aide publique aux entreprises de la crise Covid s'est ouvert ce lundi 13 juin à Paris.

Jugé avec six autres prévenus, celui qui utilise le pseudo "PA7" et compte 51.000 abonnés sur Snapchat proposait via des publicités sur ses comptes de remplir les formulaires du fonds de solidarité des entreprises, lancé au moment du confinement en mars 2020.

L'homme de 24 ans est soupçonné d'avoir monté une "équipe Covid", qui a fait au total des demandes frauduleuses au nom de 695 indépendants ou auto-entrepreneurs, pour 33,8 millions d'euros réclamés dont 7,5 millions effectivement versés, entre mars 2020 et juillet 2021.

Jusqu'à 40% de commission

Sur ces sommes, selon l'accusation, il prenait des commissions allant jusqu'à 40%, versées en liquide ou par virement - des montants que le prévenu conteste.

Parti vivre à Dubaï, d'où il posait des photos de lui devant une voiture luxueuse ou une piscine, "PA7" a été interpellé en juillet 2021 par les autorités dubaïotes, extradé vers la France et placé en détention.

À l'ouverture de son procès lundi en début d'après-midi, le vingtenaire brun de grande taille, vêtu d'un polo noir, a décliné son identité depuis le box.

À sa gauche, son "meilleur ami" âgé de 22 ans, lui aussi jugé pour escroquerie et tentative en bande organisée, blanchiment aggravé et déclaration fausse à un organisme public en vue d'obtenir une prestation indue.

Une femme toujours recherchée

Trois autres personnes, dont une femme toujours recherchée, sont soupçonnées d'avoir participé à l'escroquerie. Enfin, un homme est jugé pour blanchiment aggravé et un entrepreneur pour recel.

L'une des mesures du "quoi qu'il en coûte" qui a représenté au total 240 milliards d'euros, le fonds de solidarité visait à aider les entreprises dont l'activité avait été ralentie, voire arrêtée.

Le procès est prévu mardi 14 juin toute la journée, mercredi après-midi et jeudi toute la journée. La décision devrait être mise en délibéré.

Victoria Beurnez avec AFP