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5G: pour Cédric O, il n'y a pas de questions de santé sur les fréquences bientôt mises aux enchères

Pour Cedric O, il "est impensable que les plateformes décident des règles de ce qui est bien ou pas"

Pour Cedric O, il "est impensable que les plateformes décident des règles de ce qui est bien ou pas" - ERIC Permont - AFP

Les enchères pour les fréquences 5G devraient s'ouvrir le 29 septembre. Le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques estime que ces fréquences ne posent pas de risques sanitaires.

Il n'y a pas de questions de santé soulevées par les fréquences 5G que le gouvernement s'apprête à mettre aux enchères entre les opérateurs, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O sur Sud Radio.

Les fréquences qui seront mises sur le marché à la fin de l'année (...) sont des fréquences bien connues déjà, qui sont déjà utilisées pour d'autres choses comme les boucles locales radio" (une alternative aux liaisons filaires dans les zones peu denses, NDLR), a déclaré Cédric O.

"Vous n'avez jamais vu quelqu'un venir avec des boutons parce qu'il y avait une boucle locale radio à côté", a-t-il ajouté.

Le gouvernement va lancer à la fin du mois les enchères pour attribuer des fréquences dans la bande des 3,4-3,8 GHz aux quatre opérateurs télécom français pour la 5G, le nouveau système de télécommunication mobile beaucoup plus rapide et puissant que l'actuelle 4G.

L'Anses se montre plus réservée au sujet de la bande 3,5 Ghz et souligne "un manque important voire une absence de données relatives aux effets biologiques et sanitaires potentiels" à son sujet. "Ceci peut naturellement s’expliquer, tout particulièrement pour la bande de fréquences autour de 3,5 GHz, par le fait qu’en l’absence d’exploitation importante jusqu’à présent de cette bande, aucune recherche spécifique sur les effets potentiels de l’exposition n’a jusqu’alors été menée", rappelle l'institution dans un rapport préliminaire sur les effets sanitaires associés à ce nouveau standard .

Une hostilité manifeste

Mais ces enchères ne concernent pas la bande dite des 26 GHz, qui ne sera pas utilisée pour le lancement de la 5G. Les effets potentiels sur la santé de l'utilisation de ces fréquences ont été moins étudiés jusqu'à présent et sont donc moins bien connus.

La 5G suscite de l'hostilité chez plusieurs responsables politiques locaux ou ONG, qui mettent en question l'intérêt pour la société de cette nouvelle technologie, en invoquant des risques pour la santé ou un bilan environnemental défavorable.

Certains ont demandé un moratoire sur l'attribution des fréquences de la bande des 3,4-3,8 GHz, mais le gouvernement a refusé, mettant en avant notamment que la plupart des pays avancés ont déjà attribué ces fréquences et sont plus avancés dans le processus de mise en place de la 5G.

"Nous tiendrons le calendrier qui a été évoqué, qui est celui de fin septembre", a réaffirmé vendredi M. O, qui a ajouté qu'il irait rencontrer prochainement les élus locaux et les associations mobilisés sur le sujet.

E.T. avec AFP