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Plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche des Fiertés LGBT+ à Marseille et à Toulouse

Plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche des Fiertés LGBT+ à Marseille (photo d'illustration)

Plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche des Fiertés LGBT+ à Marseille (photo d'illustration) - Anne-Christine POUJOULAT

Une foule colorée de plusieurs milliers de personnes s'est rassemblée près de la gare Saint-Charles, avant de se diriger vers le Vieux-Port.

Des milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont participé samedi après-midi, sous la chaleur, dans les rues de Toulouse et Marseille à la marche des Fiertés LGBT+, ont constaté des journalistes de l'AFP.

À Marseille, une foule colorée de plusieurs milliers de personnes s'est rassemblée près de la gare Saint-Charles, avant de se diriger vers le Vieux-Port.

À Toulouse, avant de parcourir les rues du centre de la Ville rose, des milliers de participants ont dansé et applaudi des orateurs les invitant à "jouir sans entraves" et à lutter contre "la honte, l'ignorance, la violence" anti-LGBT+ sur la place du Capitole.

"C'est avec les pédales qu'on avance", "Bravo les lesbiennes !" ou "Jésus a dit d'aimer tout le monde. Je l'ai pris au mot", pouvait-on lire sur des pancartes, au milieu des drapeaux arc-en-ciel.

"Donner de la visibilité au mouvement"

Ambre Barthès, 23 ans, voudrait "donner de la visibilité au mouvement". "Il y a l'homophobie mais aussi le racisme. Et il y a encore beaucoup d'inégalités sociales et beaucoup d'agressions", ajoute-t-elle.

Loan El-Haïna, 23 ans, vient "soutenir les personnes transgenres. Beaucoup d'entre elles n'osent pas le dire pour ne pas perdre leurs proches". "Ce n'est pas notre faute si on n'est pas né dans le corps qui nous était destiné à la base", poursuit-elle.

Blue, 23 ans, également très contente d'être à cette "Pride normale", regrette toutefois que les marches des Fiertés alternatives ne soient "pas encore assez connues".

Ces dernières années, outre les manifestations habituelles, des marches alternatives sont apparues, affichant d'autres slogans et revendications, souvent plus contestataires.

Le 4 juin, un millier de personnes ont ainsi défilé à Saint-Denis pour la deuxième "pride des banlieues".

Et le 19 juin ils étaient, selon les associations, quelque 50.000 à Paris à la "Pride radicale" anti-capitaliste et anti-raciste.

S. B. avec AFP