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Lyon: la ville table sur la création d'une cellule anti-rodéo "dans les prochaines semaines"

Invité de BFM Lyon ce jeudi, l'adjoint à la sécurité dit espérer la création d'une cellule anti-rodéo "durant le mois de juin".

Des rodéos en moto en plein centre-ville de Lyon. Ces derniers jours plusieurs vidéos montrant plusieurs individus se livrant à ces faits ont été diffusées sur les réseaux sociaux. La dernière en date date de ce mercredi. Une nouvelle fois, place Bellecour ces mêmes scènes se sont répétées malgré le couvre-feu.

"C'est bien évidemment insupportable qu'on ait autant de rodéos dans la ville", a déclaré ce jeudi le maire de Lyon Grégory Doucet. Ce dernier a par ailleurs justifié l'absence d'intervention de police lors de ces faits répétés.

"Une intervention directe sur les auteurs de rodéos pourrait créer des sur-accidents et donc pour ne pas générer d'accident, on filme, on mène l'enquête. On les arrête et après quand c'est nécessaire on les emprisonne", insiste le maire de Lyon.

Invité de BFM Lyon ce jeudi, son adjoint à la sécurité Mohamed Chihi fait le même constat. Néanmoins, la ville n'envisage pas de renforcer la vidéo surveillance. "Nous n'allons pas en rajouter, nous n'allons pas en enlever non plus (...). Il faut avoir à l'esprit que la vidéosurveillance n'empêche pas la réalisation de ce type de rodéos", estime-t-il.

Les autorités impuissantes?

Que faire alors? Les autorités sont-elles finalement impuissantes? L'adjoint de Grégory Doucet assure que la ville "n'abdique pas". Faut-il prendre des arrêtés pour interdire certains types de véhicules, comme les quads? "C'est une piste", glisse Mohamed Chihi.

L'élu mise plutôt sur une cellule anti-rodéo. "Cette cellule consistera avec les services de la préfecture, de la direction départementale de la sécurité publique à mettre les personnes compétentes autour de la table: la police nationale, les services de l'autorité judiciaire mais aussi des bailleurs pour qu'ils apportent leur connaissance du terrain et savoir où sont stockés des véhicules pour aller les chercher", détaille Mohamed Chihi.

Une cellule anti-rodéo qui tarde

Problème, cette cellule promise depuis plusieurs mois n'a toujours pas vu le jour. L'adjoint à la sécurité à Lyon l'assure pourtant, le dossier avance. "Depuis quelques semaines j'ai reçu de la part des services de la préfecture une validation et nous sommes en train de construire ce groupe", promet-il, espérant sa création effective "dans les semaines qui viennent". Mohamed Chihi espère voir cette cellule se réunir pour la première fois "durant le mois de juin".

La participation à un rodéo à moto, rappelle l'adjoint à la mairie de Lyon, fait encourir à ses participants 1 à 5 ans d'emprisonnement et de 15.000 à 75.000 euros d'amende.

https://twitter.com/caroleblanchard Carole Blanchard Cheffe de service BFM Régions