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Auvergne-Rhône-Alpes: Wauquiez dévoile son plan sécurité et mise sur la reconnaissance faciale

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez visite l'usine de textile Chamatex, le 11 mai 2021 à Tarare (Rhône)

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez visite l'usine de textile Chamatex, le 11 mai 2021 à Tarare (Rhône) - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK © 2019 AFP

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté ce lundi, son plan sécurité lors de l'Assemblée plénière du Conseil régional. Au programme: l'expérimentation de la reconnaissance faciale dans les gares et les trains.

Laurent Wauquiez a dévoilé ce lundi, son plan sécurité pour la région lors de l'Assemblée plénière du Conseil régional. La sécurité était au cœur de sa campagne lors des dernières élections régionales.

Laurent Wauquiez compte ainsi doubler le budget utilisé pour sécuriser les lycées, les transports et les communes lors de son deuxième mandat, en passant de 160 millions d'euros engagés entre 2016 et 2021 à plus de 300 millions d'euros entre 2021 et 2028.

Parmi les mesures proposées, le président de la région compte notamment multiplier la présence de caméras de vidéosurveillance mais aussi développer, à titre expérimental, la reconnaissance faciale dans les gares et les trains.

Une reconnaissance faciale a posteriori

Lors de l'Assemblée plénière, Laurent Wauquiez a expliqué ne pas vouloir développer la reconnaissance faciale en temps réel, une pratique interdite par la loi en France, mais celle a posteriori.

"L'objectif est simple: permettre sur une réquisition de la police, de la gendarmerie de pouvoir exploiter des bandes d'images et de pouvoir trouver a posteriori des auteurs d'actes de délinquance, que ce soient des agressions sexuelles, que ce soient des crimes ou que ce soient des vols", a déclaré le président de la région lors de l'Assemblée plénière.

"Vous êtes dans une gare, un viol a eu lieu. Vous avez la possibilité par la reconnaissance faciale d'identifier l'auteur. Utilisez-vous ou non la reconnaissance faciale a posteriori?", a renchéri Laurent Wauquiez.

Des mesures critiquées par l'opposition

Comme pendant la campagne, le sujet cristallise les tensions entre l'exécutif et l'opposition. Pour Fabienne Grébet, conseillère régionale écologiste, "la reconnaissance faciale menace les libertés fondamentales".

"300 millions d'euros sur ces sujets-là, c'est 300 millions d'euros qui n'iront pas à l'amélioration des transports publics, à l'amélioration de la fréquence, au développement des services publics, à l'accompagnement de jeunes délinquants au sortir de prison pour les réinsérer dans la vie professionnelle. C'est ça qui va nous manquer et la politique de sécurité ce n'est pas uniquement des caméras de vidéo-surveillance", insiste l'ancienne candidate à la présidence de la région sur BFM Lyon.

Laurent Wauquiez, balaye les critiques. "Il n'y a pas de question. C'est autorisé par la loi, au nom de quoi est-ce qu'on ne l'utiliserait pas. C'est à dire qu'on va se fermer les yeux, on ne va rien faire pour pouvoir identifier les actes d'agressions? Ça n'a pas de sens", se défend le président de région.

Malgré le rejet de l'opposition, le plan de la région pour la sécurité, d'un montant de 300 millions d'euros, a été adopté ce lundi. Parmi les autres mesures prévues dans ce plan: la hausse des effectifs de police ferroviaire et "la suppression des aides régionales aux délinquants".

Marine Langlois