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L'immobilier se maintient à Toulouse

La Place du Capitole à Toulouse - Un marché qui récite à la crise

La Place du Capitole à Toulouse - Un marché qui récite à la crise - Wikimedia Commons

Les prix ne décrochent pas dans la ville rose, sur fond de baisse des ventes, selon l'analyse de marché du Crédit Foncier.

« Une bonne résistance ». Pour le Crédit Foncier, qui livre son bilan sur l'immobilier ancien toulousain, le marché s'est maintenu en 2014 malgré la crise qui sévit dans le pays. Si les transactions ont baissé de 2 % en 2014 comparé à 2013, notamment du fait d'une « exigence accrue des acheteurs » face aux vendeurs, les prix, eux, n'ont pas décroché.

Ce qui vaut, dans le centre-ville de la ville rose, avant tout pour les biens en bon état. Les communes périphériques restent quant à elles davantage touchées par la baisse. De manière « plus ou moins sensible selon l’année de construction du bien », selon le Crédit Foncier.

Baisse de 10,5 % du coût d'acquisition entre 2012 et 2014

En moyenne à 3 500 euros par m2, le neuf ne voit pas les tarifs baisser dans le centre. Porté par des taux d'intérêt au plus bas, ce marché où le pouvoir d'achat immobilier a le plus baissé ces dernières années, a tendance à se rééquilibrer.

Affichant 2,29 % en moyenne à la fin janvier 2015, « du jamais vu depuis 70 ans », les taux permettent ainsi de faire baisser le coût total moyen de l’acquisition d’un appartement « de 10,5 % entre 2012 et 2014 ».

Il n'empêche que Toulouse reste hors de portée d'un grand nombre de primo-accédants : en 1998, 78 % des ménages entre 30 et 35 ans étaient en mesure d’acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins. Ils n’étaient plus que 52 % en 2010, conclut le Crédit Foncier.

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