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Les prix de l'immobilier neuf s'envolent en France à un niveau record

Entre le manque d'offres et la hausse des coûts des matières premières, les prix de l'immobilier neuf atteignent des sommets. BFM Business dévoile le nouveau baromètre du Laboratoire de l'immobilier.

Les prix de l'immobilier neuf sont au sommet. BFM Business dévoile ce jeudi le nouveau baromètre du spécialiste du logement neuf, le Laboratoire de l'immobilier. Il montre une progression inédite des prix: +5,7% sur 12 mois à 5.195 euros du m² en moyenne en novembre dans les communes de plus de 45.000 habitants de France métropolitaine. L'immobilier neuf n'avait jamais été aussi cher.

Manque structurel d'offre, flambée des coûts des matières premières, la hausse des prix du neuf est quasi générale. Et on observe les premiers signaux des effets de la crise sanitaire. A 12.498 euros en moyenne, Paris reste évidemment la ville la plus chère de France pour les logements neufs, suivie de Lyon et de Nice.

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Rennes en tête des hausses

Pour autant, ce n'est pas ici qu'on constate les plus fortes hausses. La championne est Rennes. Le prix des logements neufs grimpe de 9,7% sur un an, passant au-delà des 5.000 euros du m², à 5.055 euros exactement. Rennes est devenue plus chère que Bordeaux. On est également au-delà des 8% de hausse à Toulouse (+8,4%) et Grenoble (+8,1%). A lille, les prix ont flambé de 7,9% sur un an pour atteindre 4.203 euros du m2.

Les effets de la crise sanitaire commencent donc bel et bien à se voir sur le marché du neuf. Les chiffres du Laboratoire de l'immobilier montrent d'ailleurs aussi un attrait historique pour les périphéries des grandes villes. En Ile-de-France, par exemple, Levallois-Perret et Boulogne-Billancourt sont devenues plus chères que certains arrondissements parisiens. Quant à Villeurbanne, considérée comme le 10ème arrondissement lyonnais, la ville affiche une hausse de près de 9% sur 1 an (+8,8% exactement).

Un plafond a-t-il été atteint en matière de prix? Rien n'est moins sûr. "Certes, les risques d’inflation pourraient conduire les banques à rehausser leur taux d’intérêt, réduisant ainsi la capacité d’emprunt des candidats à l’achat, ce qui peut à terme avoir un effet modérateur sur les prix immobiliers. Mais pour l’instant, nul ne sait si cette inflation est passagère ou si elle va s’inscrire dans la durée", analyse Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l’Immobilier.

"De plus, les taux d’intérêts demeurent à un niveau historiquement bas et seule une forte hausse pourrait avoir un impact significatif sur la demande. Par ailleurs, n’oublions pas que les investisseurs sont protégés de l’inflation par l’indexation des loyers sur les prix à la consommation, ce qui ne devrait pas altérer leur appétence pour l’immobilier", souligne-t-il encore.

Marie Coeurderoy