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Pour Barnes, "2021 a été une année historique pour l'immobilier haut de gamme"

Depuis le début de la crise, un nouveau paysage s'est dessiné pour l'immobilier de prestige. Nouvelles zones de recherche et des prix en forte hausse, notamment en bord de mer: Barnes revient sur ces tendances.

En 2021, l'immobilier de luxe a enregistré des records. Le réseau immobilier de luxe Barnes est revenu jeudi dans l'émission BFM Patrimoine sur une année exceptionnelle pour l'immobilier de prestige. L'occasion pour le réseau de dévoiler son classement mondial des villes les plus recherchées par les riches ainsi que ses perspectives pour le marché en 2022.

"C'est une année historique pour l'immobilier haut de gamme et cela concerne le monde entier, avec évidemment des nuances", explique Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes.

Le patron du réseau prend l'exemple de Paris où l'activité du réseau a été de 55% supérieure à son niveau de 2020 et de 25% par rapport à 2019.

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De nouvelles zones prisées

Selon Barnes, les biens immobiliers de prestige représentent 5,4% du patrimoine des ultra-riches (les UHNWI ou "ultra high-net-worth individuals", qui détiennent un patrimoine net de dettes de plus de 30 millions de dollars). Ce qui est en valeur moins élevé que les participations dans les sociétés (cotées ou non, 56,2%) et les autres liquidités (38,4%). Ces derniers représentent au total 35.459 milliards de dollars de richesse pour 295.450 individus. Soit en moyenne 120 millions de dollars par tête. La médiane (50% ont un patrimoine supérieur, 50% un patrimoine inférieur) se situe à environ 52 millions de dollars. Cette population ne cesse d'augmenter et dont les envies ont évolué depuis le crise.

Cette année, la capitale se hisse à la 5ème place des villes les plus attractives pour les plus riches. Miami est en tête passant de la 4ème place à la première place. La crise a tout de même perturbé l'activité dans certaines villes.

"L'année 2020 était très spéciale, notamment à Londres, New York et Hong Kong qui étaient sortie du top 10", explique le patron de Barnes. Ce dernier observe une augmentation des ventes sur la côte atlantique. "Les prix y ont augmenté de 10 à 30%, et nous avons vendu tous les stocks, notamment sur le Bassin d'Arcachon, sur la côte basque ou Deauville. À Deauville, qui a été longtemps dans un secteur sinistré, nous n'avons quasiment plus rien à vendre, avec de nombreux Parisiens qui y achètent leur résidence semi-principale", précise Thibault de Saint-Vincent.

Barnes dresse également le top des destinations de bord de mer avec Saint-Barthélémy (en hausse sur 1 an de 12,5% avec un prix de 18.000 euros du mètre carré en moyenne), Les Hamptons (autour de 20.000 euros du mètre carré, en hausse de 10%) ou encore la côte d'Azur (entre 12.000 euros du mètre carré à Saint-Tropez et 8.000 euros à Sainte-Maxime, stable) qui attire beaucoup les acquéreurs qui n'hésitent pas à s'y installer à l'année.

Des hausses de prix dans l'immobilier du luxe

Dans son rapport annuel, le réseau de luxe revient sur 10 ans d'évolution de prix. Et en moyenne, la France n'est pas le pays où les prix ont le plus augmenté dans l'immobilier de luxe, ni celui où ils sont les plus élevés.

En effet, Israël arrive première de la hausse des prix, avec une augmentation de 345% en 10 ans (1.833 euros/m² en 2012 conte 8.169 euros/m² en 2020). Tel Aviv est d'ailleurs la ville la plus chère au monde selon le classement 2021 de The Economist, devant Paris et Singapour. La Suisse a également vu ses prix croître fortement, avec une hausse de 165,5% avec des prix dépassant 10.000 euros/m² en moyenne. En France la hausse n'est "que" de 100,5%, soit des prix multiplié par deux en 10 ans (4.083 euros/m² en 2010 contre 8.186 euros/m² en 2020).

Marion Marten-Pérolin