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Tel Aviv devient la ville la plus chère au monde en 2021, devant Paris et Singapour

L'étude annuelle de The Economist dévoile que Tel Aviv est la ville la plus chère du monde en 2021.

L'étude annuelle de The Economist dévoile que Tel Aviv est la ville la plus chère du monde en 2021. - DR

Alors qu'elle était 5e en 2020, la ville israélienne prend la première place du classement des villes les plus chères du monde dans le classement 2021 de The Economist, devant Paris et Singapour.

Tel Aviv, la ville blanche qui ne dort jamais, a supplanté Paris et Singapour comme ville la plus chère du monde d'après une étude annuelle de The Economist qui souligne que les problèmes de chaîne d'approvisionnement ont fait grimper les prix dans de nombreuses villes. L'"indice mondial du coût de la vie" publié par The Economist Intelligence Unit (EIU) classe 173 villes en fonction des prix d'après un panier de plus de 200 produits et services.

Vivre à Tel Aviv coûte plus cher qu'ailleurs dans le monde

"En 5e position l'année dernière, Tel Aviv devient la ville la plus chère du monde" pour la première fois, d'après un communiqué accompagnant la publication de l'étude mercredi. Cette position reflète "la vigueur de la devise israélienne, le shekel, face au dollar, car l'indice prend pour base de comparaison les prix à New York", précise l'étude.

Paris en 2e ex aequo avec Singapour

"Après avoir partagé la première place avec Zurich et Hong Kong en 2020", Paris recule à la deuxième position, qu'elle occupe avec Singapour dans cette nouvelle édition", note l'étude. Celle-ci souligne que l'augmentation des prix mesurée est la plus rapide enregistrée depuis cinq ans, à 3,5%.

Selon le classement 2021 de The Economist, Tel Aviv arrive pour la première fois en tête des villes les plus chères du monde, devant Paris, Singapour, Zurich, Hong Kong et New York.
Selon le classement 2021 de The Economist, Tel Aviv arrive pour la première fois en tête des villes les plus chères du monde, devant Paris, Singapour, Zurich, Hong Kong et New York. © EIU

"Les problèmes de chaîne d'approvisionnement ont contribué à la montée des prix, le covid-19 et les restrictions sociales pesant toujours sur la production et le commerce à travers le monde", note encore The Economist.

Damas, ville la moins chère du monde

Damas reste la ville la moins chère du monde en raison d'une devise qui s'écroule face au dollar et par conséquent des prix en billets verts qui plongent, la guerre civile continuant de décimer l'économie locale.

La capitale syrienne subit une très forte inflation tout comme Caracas, Buenos Aires et Téhéran, cette dernière ayant enregistré la plus forte avancée au classement, de la 79e à la 29e place, les sanctions américaines entraînant des pénuries et hausses de prix.

"En général, le haut du classement reste dominé par les villes européennes et les villes asiatiques développées tandis que les villes nord-américaines et chinoises gardent des prix relativement modérés", précise l'étude.

Les villes les moins chères - en dollars - se trouvent essentiellement au Moyen-Orient, en Afrique ou dans les parties les plus pauvres d'Asie. Les coûts du transport se sont envolés dans la foulée des prix de l'essence, note l'étude, mais le tabac ou les divertissements ont également enregistré de fortes hausses de prix.

La hausse des prix devrait s'attenuer

"Pendant l'année qui vient, nous nous attendons à voir le coût de la vie augmenter plus encore dans de nombreuses villes à mesure que les salaires augmentent dans plusieurs secteurs", relève Upasana Dutt, directrice de l'étude. "Nous anticipons toutefois que les banques centrales relèvent les taux directeurs, prudemment, pour freiner l'inflation. Les hausses de prix devraient donc commencer à s'atténuer", ajoute-t-elle.

MMP avec AFP