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Lutte contre les passeurs: Darmanin lance une "cellule franco-britannique de renseignement"

Gérald Darmanin à Calais.

Gérald Darmanin à Calais. - DENIS CHARLET / AFP

En déplacement à Calais, Gérald Darmanin et son homologue britannique ont acté la création d'une cellule franco-britannique pour lutter contre les passeurs de migrants.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a signé dimanche à Calais (Pas-de-Calais) avec son homologue britannique Priti Patel une convention créant "une cellule franco-britannique de renseignement" dans la lutte contre les passeurs de migrants.

"Pour la première fois, six policiers britanniques puis six policiers français, à Coquelles, pourront travailler en amont sur la lutte contre les passeurs", a-t-il affirmé lors d'un point presse aux abords de l'ancienne 'Jungle' de Calais.

Les passeurs "sont ceux qui profitent de la détresse humaine des personnes qui veulent traverser la Manche et qui, sans doute aujourd'hui, ne sont pas encore assez sanctionnés", a-t-il poursuivi à l'issue de sa première visite à Calais comme ministre de l'Intérieur.

Accompagné de sa ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, il s'y est notamment entretenu avec son homologue britannique, Priti Patel et le ministre adjoint chargé de l'Immigration, Chris Philip. Cette phase "pré-judiciaire" sera mise en place "immédiatement".

Aider "la population du Calaisis"

"Nous aiderons la population du Calaisis, l'ensemble du littoral et les forces de police" à "être en lien avec nos amis britanniques dans un retour à la tranquillité", a-t-il assuré.

Cette convention vise à "créer une cellule franco-britannique de renseignement. Elle permettra à nos services respectifs de partager de manière opérationnelle les informations qu'ils détiennent, en particulier sur les filières de passeurs", a précisé Gérald Darmanin sur Twitter.

Dimanche, 57 migrants dont les embarcations étaient en difficulté ont été secourus dans la Manche alors qu'ils tentaient de rejoindre la Grande-Bretagne. La veille, 21 autres personnes avaient été secourues.

Il est "important que nos amis britanniques prennent conscience" que si les migrants viennent ici à Calais, c'est "pour passer de l'autre côté de la Manche et on a rappelé à Mme la ministre que nous avons besoin de moyens supplémentaires, le gouvernement britannique a fait beaucoup pour la protection du littoral mais nous avons encore besoin de davantage de moyens tant pour le matériel ou pour des hommes", a encore insisté Gérald Darmanin.

Vendredi, les services de l'Etat et de la police ont expulsé plus de 500 migrants d'une zone industrielle de Calais et les ont conduits en centres d'accueil ou de rétention administrative.

C.B avec AFP