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Un maire prend un arrêté pour fermer les rayons "non essentiels" des grandes surfaces

Un chariot rempli à la sortie d'un supermarché (illustration)

Un chariot rempli à la sortie d'un supermarché (illustration) - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Le maire PS de Bourg-en-Bresse estime qu'il n'est pas "juste de pouvoir acheter des jouets en supermarché et pas dans un commerce, ou d'acheter des vêtements ou des chaussures, de l'électroménager en faisant ses courses alimentaires".

Face aux problèmes de concurrence entre petits commerces et grandes surfaces, le maire PS de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, a annoncé samedi avoir pris un arrêté pour fermer les rayons de produits "non essentiels" dans la grande distribution de sa commune.

"Ma position est claire et est la même que (celle de) pas mal d'autres maires: qu'il y ait des mesures fermes, je les accepte et les accompagne. En période de crise sanitaire, on fait preuve de responsabilité. Je ne signerai pas de texte pour ouvrir les commerces", a déclaré à l'AFP M. Debat, qui est aussi président du conseil d'administration du centre hospitalier.

En revanche, "pour qu'une règle soit respectée, il faut qu'elle soit respectable. Il n'est pas juste de pouvoir acheter des jouets en supermarché et pas dans un commerce, ou d'acheter des vêtements ou des chaussures, de l'électroménager en faisant ses courses alimentaires", a expliqué l'élu.

Un arreté similaire pour toute la France?

"Je pense que cette initiative permet de combiner le respect des règles du gouvernement avec l'équité et la justice. Dans la situation où se trouve le pays, il ne faut pas ajouter de la tension", a estimé le responsable socialiste.

Il "demande au gouvernement de faire cela dans la France entière comme cela a été fait pour les livres vendredi". Son propre arrêté de "fermeture des rayons des hypermarchés et supermarchés dédiés aux produits non essentiels" prendra effet à compter de lundi.

Depuis vendredi, de nombreux maires ont pris des arrêtés symboliques pour permettre aux petits commerçants de rester ouverts durant le reconfinement. Les préfectures concernées ont annoncé les unes après les autres déférer ces décisions municipales au tribunal administratif pour les faire suspendre.

C.C. avec AFP