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Tripadvisor veut agir contre la captivité des dauphins et baleines en arrêtant de vendre des billets

Les dauphins du Parc Astérix en pleine représentation.

Les dauphins du Parc Astérix en pleine représentation. - Webast 2

Dès la fin de l'année, la plateforme touristique ne proposera plus la vente de billets pour les parcs et aquariums qui contribuent à la captivité des futures générations de cétacés (baleines, dauphins et marsouins).

Dauphins, orques ou baleines n’ont plus à être captifs. C’est le en tout cas l'avis du géant américain TripAdvisor, qui ne veut plus vendre de billets pour les parcs d’attraction élevant des cétacés dans un environnement artificiel et surtout contribuant à la captivité des futures générations.

Quelque 2000 dauphins et plusieurs dizaines d’orques sont actuellement maintenus captifs dans le monde. Parmi les parcs qui vont peut-être disparaître de la plateforme: SeaWorld, le parc d'attraction américain souvent pointé du doigt par les associations.

Efforts récompensés

Mais les parcs et zoos qui font des efforts ne vont pas être mis à l’index, explique TripAdvisor. Un espoir donc de salut pour certains parcs français: Marineland à Antibes est par exemple impliqué dans la protection des dauphins en Méditerranée et Planète Sauvage, à Nantes, soutient une association sud-américaine. A voir si ces actions seront suffisantes pour TripAdvisor, qui invite à cesser toute captivité pour les futures générations de cétacés.

Pas question de relâcher directement dans la nature les cétacés nés en captivité, car ils ne sauraient se débrouiller seuls. Mais ils peuvent être transférés dans des lieux protégés. Et ces sanctuaires sont souvent financés par les entrées touristiques du parc: TripAdvisor se garde donc bien de les amputer de cette source de revenus.

Troisième étape

Depuis 2016, la plateforme se donne comme mission d’améliorer la condition des animaux captifs et de mieux informer le visiteur. Après consultation de biologistes, zoologistes et conservateurs, TripAdvisor a ainsi arrêté de vendre des billets pour des balades à dos d’éléphant, des nages avec des dauphins ou des rencontres avec des tigres. Puis en 2018 il s’est attaqué aux spectacles où l’animal est "forcé à avoir un comportement contre-nature".

Depuis ses mesures, plusieurs zoos comme celui de Barcelone (Espagne) ou de Balltimore (Etats-Unis) ont voulu transférer leurs grands dauphins dans des sanctuaires. Mais ils cherchent encore des financements et des sites adéquats pour mener à bien cette opération.

Fanny Guyomard