BFM Business

Titre restaurant: pourquoi vous ne pouvez toujours pas payer 38 euros par jour

Une première mesure envisageant de relever à 95€ le plafond des titres restaurant pour des achats dans les supermarchés etcommerces de proximité, a déjà été abandonnée.

Une première mesure envisageant de relever à 95€ le plafond des titres restaurant pour des achats dans les supermarchés etcommerces de proximité, a déjà été abandonnée. - Eric Piermont-AFP

Alors que la mesure devait entrer en vigueur le 2 juin, le relèvement du plafond du titre restaurant à 38 euros (au lieu de 19 euros par jour) attend toujours la publication d'un décret pour être effective. Celle-ci devrait toutefois intervenir dans les prochains jours.

Décidément, le gouvernement a un problème avec le texte censé relever le plafond des titres restaurant au-delà de 19 euros par jour. Le décret aurait déjà dû être publié pour que le plafond puisse passer à 38 euros dès mardi 2 juin, jour de la réouverture des restaurants en France. Or, le texte n'avait toujours pas été publié au Journal officiel ce mercredi.

Mais, voilà, il va falloir encore attendre un peu. Selon des informations du service Économie de BFMTV, sa parution devrait intervenir d'ici la fin de cette semaine, voire au début de la semaine prochaine, au plus tard. 

A priori, la fixation du plafond à 38 euros ne doit concerner que les restaurants, le plafonnement des dépenses quotidiennes réalisées avec le titre restaurant (sous forme papier ou via carte de paiement) restant fixé à 19 euros pour les dépenses réalisées dans les magasins alimentaires. 

Initialement, le gouvernement avait pourtant indiqué, fin avril, qu'il allait relever le plafond des titres restaurant jusqu'à 95 euros utilisables une fois par semaine pour les achats dans les supermarchés et commerces de proximité. "Concrètement cela veut dire qu'il sera possible de payer en une seule fois ses courses alimentaires avec ses tickets restaurant", précisait alors le ministère du Travail, mesure qui a toutefois été abandonnée...

Gaëtane Meslin avec Frédéric Bergé