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EN DIRECT - Jean Castex: "Au moins un quart" des 100 milliards d'euros du plan de relance pour les PME et TPE

Jean Castex à la REF le 26 août 2020

Jean Castex à la REF le 26 août 2020 - capture

Les 26 et 27 août, le Medef organise un évènement baptisé la Renaissance des Entreprises de France, dédié aux défis économiques, sociaux et sociétaux de l'après-Covid. L'antenne de BFM Business est mobilisée pour commenter et analyser les annonces tout au long de ces deux journées.

"J'ai confiance en vous"

Le Premier ministre achève son discours aux Universités d'été du Medef.

Europe: "un tournant"

Jean Castex insiste sur le rôle de l'Europe: 40% du plan de relance proviendra de fonds européens. Grâce à l'action de la France et de l'Allemagne.

Et le même moteur franco-allemand permettra l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'Union.

Trouver les moyens pour plus d'intéressement pour les salariés des PME

Un objectif qui devra être atteint par le dialogue social dans les entreprises, avance le Premier ministre.

Ensemble réunissons les conditions de la confiance

C'est l'affaire de tous mais le gouvernement doit donner l'exemple, explique Jean Castex.

Emploi des jeunes: "aller plus loin et plus fort"

Jean Castex appelle les entreprises à profiter des récentes mesures d'aides à l'embauche des jeunes, et des apprentis.

200.000 formations supplémentaires orientées vers les secteurs d'avenir vont être déployées.

L'emploi des jeunes sera "un indicateur de notre réussite. J'ai besoin de vous pour réaliser cet objectif", martèle le Premier ministre. "L'Etat est là et l'Etat a besoin des entreprises de France".

Réforme de la taxation foncière des entreprises

La méthode de taxation foncière des locaux industriels sera réformée pour diviser par deux la pression fiscale à partir de 2021.

Baisse des impôts de production: la CVAE divisée par deux

Dès le 1er janvier prochain, ce sont 10 milliards d'euros par an de baisse d'impôts de production qui seront effectifs avec une division par deux de la CVAE.

"Le premier aspect concerne la relance de notre production nationale. Pour doper la production dans nos territoires, nous allons baisser dès le 1er janvier les impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an. Ce sont ces impôts qui pèsent sur les facteurs de production, indépendemment de la profitabilité des entreprises".

"On ne peut pas conserver une fiscalité punitive pour notre industrie. On continuera aussi de baisser l'impôt sur les sociétés".

Le Premier ministre a également réitéré l'engagement du gouvernement à n'augmenter "aucun impôts".

Plan de relance: simplifier la vie des entreprises

Des mesures de simplification ont été prises pendant le confinement, ces "dispositions seront maintenues, amplifiées et pérénnisées", assure Jean Castex.

Des projets d'investissements "partout en France"

Dans les zones rurales avec la fibre optique par exemple.

"Au moins un quart" des 100 milliards d'euros prévus pour relancer l'économie française dans le contexte de crise sanitaire bénéficiera aux PME et aux TPE, a précisé le Premier ministre.

Le plan de relance qui sera dévoilé jeudi 3 septembre sera "équilibré entre les grandes et les petites entreprises", a promis le chef du gouvernement.

Plan de relance focalisé sur l'offre et l'investissement

Il se focalisera sur l'offre et l'investissement afin d'avoir les effets les plus rapides sur l'activité.

D'autant plus que le pouvoir d'achat des ménages "a été préservé".

Plan de relance: de la rapidité

Il faudra aller vite et si il y a des blocages, l'argent sera déployé vers d'autres activités, annonce Jean Castex.

Plan de relance: un effet sur la dette effacé dès 2025

Grâce à la croissance générée par ce plan.

Plan de relance: pas un poids sur les finances publiques

"Ne pas faire ce plan (...) c'est celà qui serait très nuisible pour les finances publiques".

Plan de relance: "la puissance des moyens"

100 milliards d'euros, "c'est quatre fois plus que le plan de relance de 2008", répète Jean Castex. "Le plus important des pays européens".

"Le plan de relance est prêt"

Et il viendra au bon moment car il viendra en continuité du dispositif déployé depuis mars. "Tout ne commence pas, tout continue", souligne Jean Castex.

Confirmation du report de la réforme de l'assurance chômage

"Il s'agit d'un report et non d'un abandon car c'est une bonne réforme", insiste Jean Castex.

L'activité partielle demeurera ouverte

Elle le sera jusqu'au 1er novembre dans les conditions actuelles et au-delà pendant 2 ans pour les entreprises couvertes par des accords de travail partiel de longue durée.

Télétravail: "trouver le bon équilibre"

Il sera trouvé dans le cadre d'un dialogue dans les entreprises pour trouver un équilibre entre télétravail et présentiel.

"Notre objectif est de trouver le bon équilibre entre le télétravail et le travail en présentiel. Equilibre ne peut être trouvé qu’au niveau le plus fin, et dans le cadre d’un dialogue. Nous nous sommes saisis dans le cadre de la conférence sur le dialogue social de sujet et un premier diagnostic est piloté par les partenaires sociaux est attendu en octobre. Nous avons des progrès à faire sur ce sujet mais dans le sens bien compris de l’intérêt des entreprises et de leurs salariés qui peut varier selon les branches professionnelles".

Masques en entreprise

"De la place pour des solutions pragmatiques", assure le Premier ministre, même si pour lui il est "indispensable" d'appliquer cette mesure en milieu professionnel.

Rappelons que le port du masque sera obligatoire dans les entreprises à partir du 1er septembre.

"L'Etat ne peut pas tout"

Jean Castex appelle à la responsabilité des entreprises.

"Nous préparons toutes les hypothèses"

Le Premier ministre le répète: "nous sommes prêts" en cas de nouvelle flambée des hospitalisations.

"Il faut redémarrer le moteur"

Mais il faut être lucide, la crise sanitaire n'est pas terminée, insiste le Premier ministre.

"Globalement ça a marché"

"La France a tenu le choc et nous pouvons regarder l'avenir avec confiance", souligne Jean Castex.

Une mobilisation rapide et massive du gouvernement

L'action du gouvernement a permis d'éviter la destruction du capital humain et productif. L'Etat a été aux côté des entreprises, souligne Jean Castex.

C'est en France que l'aide aux entreprises a été la plus massive, insiste le Premier ministre.

"Vous avez fait face"

Le Premier ministre a salué la réaction et la résistance des chefs d'entreprise pendant le confinement.

"Vous avez fait face. Vous avez fait face. Vous avez accompli un travail exemplaire pour vous adapter au confinement et deconfinement. C’est votre lot quotidien"

Jean Castex: consolider et transformer l'économie

La crise doit être le point d'appui à la consolidation et à la transformation de notre économie, explique Jean Castex.

"Quand la crise nous a frappé, nous étions dans une excellente voie. Cette crise n’a pas sa source dans un disfonctionnement de l’économie, ni dans son abaissement. Il faut redémarrer le moteur tout en tenant compte des difficultés et faiblesses que cette crise a mis en lumière.

Jean Castex commence son intervention

Le Premier ministre débute son discours à l'événement REF du Medef.

Masques: il faut de la souplesse pour le Medef

Geoffroy Roux de Bézieux appelle à laisser de la "souplesse" aux entreprises estimant que l'annonce par le gouvernement avait été "un peu brutale".

Rappelons que le port du masque sera obligatoire dans les entreprises à partir du 1er septembre.

Roux de Bézieux réitère son appel à rouvrir le débat sur le temps de travail

Pour le patron des patrons, il est nécessaire de rouvrir le débat sur le temps de travail pour accompagner la relance de l'économie.

"Je pense qu'il faudra rouvrir le débat" lorsque reprendront les négociations sur la réforme des retraites, c'est-à-dire "pas maintenant", mais "pas non plus en 2022", a-t-il affirmé en ouverture de l'université d'été du Medef à l'hippodrome de Longchamp dans l'ouest de Paris.

Jean Castex est arrivé

Le premier ministre est donc arrivé à l'hippodrome de Longchamp pour la REF20 du Medef.

Son discours très attendu par les chefs d'entreprises est prévu à 14h30.

Ce que va dire Jean Castex aux chefs d'entreprise

Jean Castex va d'abord chercher à rassurer les chefs d'entreprise : il devait initialement leur expliquer le plan de relance au lendemain de sa présentation mais le premier ministre va finalement leur confirmer que le calendrier des mesures sera respecté et que ce sont seulement les annonces qui sont repoussées d'une semaine.

Jean Castex va quand même en dire un peu plus sur ce plan sur ses grands principes et son calibrage entre les dépenses pour l'industrie pour la transition écologique ou encore dans les compétences.

"Ces 100 milliards ne serviront pas qu'à panser les plaies du Covid" explique-t-on par ailleurs à Matignon. "Ce sont des dépenses structurelles des investissements pour renforcer le pays."

Le Premier ministre compte ainsi sur ce plan de relance pour redonner un cap aux chefs d'entreprises et leur faire passer un message de confiance : "le pays a besoin de vous pour relancer l'économie mais vous pourrez compter sur nous et sur notre plan" résume-t-on dans l'entourage de Jean Castex.

Des tendances contradictoires dans l'alimentaire

"Il y a deux tendances assez contradictoires" explique Sébastien Guillon, directeur général de Michel et Augustin. D'une part, "une pression sur le pouvoir d'achat et des consommateurs qui vont avoir moins à dépenser" poursuit-il. D'autre part, "des consommateurs qui font beaucoup plus attention à ce qu'ils consomment, qui veulent vraiment privilégier la qualité".

Et clairement, l'entreprise veut privilégier la qualité. "Allez nous battre sur les prix, on ne pourra pas le faire" souligne le patron.

"On va faire une année correcte" explique le DG de Michel et Augustin

"On va faire une année correcte" mais "moins forte qu'attendue" même si le secteur agroalimentaire est "relativement protégé" de la crise actuelle, explique Sébastien Guillon, directeur général de Michel et Augustin.

La REF prend ses quartiers à l'hippodrome de Longchamp

Les patrons inquiets pour l'économie, moins pour leur propre entreprise

44% des chefs d'entreprises interrogés sont optimistes concernant la situation économique française, alors qu'ils sont 74% à l'être pour leur entreprise, indiquent les résultats d'un sondage réalisé par l'Ifop pour le Medef, à l'occasion de la tenue de son université d'été.

Parmi les craintes des chefs d'entreprises dans les mois qui viennent, figure en tête celle d'un reconfinement, suivi d'une hausse du chômage qui limiterait le pouvoir d'achat des Français et de la conjoncture nationale et internationale qui pourrait ralentir les activités.

17% s'inquiètent également de leurs difficultés de trésorerie. En revanche, 32% assurent que le fait de voir leur carnet de commandes se remplir pourrait leur donner des raisons d'espérer quant à l'évolution de la situation économique.

Ce sondage illustre "le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté" a commenté le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, sur France Inter, notant que "la reprise après le confinement a été plutôt bonne", avec une consommation qui "s'est pas mal tenue" cet été même s'"il y a des secteurs en grande difficulté" et que "le mois d'août a été plus compliqué".

L'antenne de BFM Business se mobilise

Cette année, le Medef a troqué sa traditionnelle université d'été contre un nouvel évènement, baptisé Renaissance des Entreprises de France. Pendant deux jours, tous les acteurs de l'économie vont venir à l'Hippodrome de Longchamp pour échanger sur les défis qui attendent la France après la crise du Covid.

BFM Business, partenaire de cet évènement, mobilise son antenne pour vous permettre de ne manquer aucune actualité. Des reporters sont en direct pour commenter les thèmes abordés et les annonces faites sur place.

Des éditions spéciales sont prévues dès 12h ce mercredi.

A ne pas manquer à 14h30 l'intervention en direct du Premier ministre Jean Castex.

Autres moments forts à 18 heures, un grand entretien exclusif avec Geoffroy Roux de Beyzieux, Président du Medef, suivi à 18h30 d'un entretien avec Michel Barnier, Négociateur en chef de la Commission chargée de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni.

La rédaction