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Selon l'un des avocats de Ghosn, il "n'y avait pas de possibilités d’un procès équitable au Japon"

Carlos Ghosn aurait pris un train entre Tokyo et Osaka

Carlos Ghosn aurait pris un train entre Tokyo et Osaka - AFP

L'un des avocats français de Carlos Ghosn, Me François Zimeray, a affirmé que son client "avait moins de droits" au Japon "qu'un terroriste n'en aurait eus en France s'il avait été mis en examen".

Une semaine après la fuite de Carlos Ghosn du Japon vers le Liban, l'un de ses avocats français, Me François Zimeray, s'est montré compréhensif envers l'ancien PDG de l'alliance Renault-Nissan accusé de malversations financières.

"Aucun avocat ne peut conseiller à son client de se placer dans l'illégalité. Mais, en même temps, tout le monde peut parfaitement comprendre que si nous sommes confrontés à l'impossibilité de la justice comme l'était Carlos Ghosn, alors il n'y a pas d'alternative", a-t-il expliqué auprès de France 2.

"Il n'y avait pas de possibilités d'un procès équitable au Japon", a-t-il poursuivi, avant d'évoquer les conditions de surveillance très strictes auxquelles était soumis Carlos Ghosn dans sa résidence tokyoïte: 

"Il faut bien comprendre, et ce n'est pas une exagération, que Carlos Ghosn au Japon avait moins de droits qu'un terroriste n'en aurait eus en France s'il avait été mis en examen. Si un terroriste est mis en examen, il a droit à un avocat dès sa première heure de garde à vue. Il a droit d'accéder à son dossier, il a droit de savoir ce qu'on lui reproche et pouvoir y répondre. Il a droit à des visites familiales. Tous ces droits fondamentaux ont été niés à Carlos Ghosn", a-t-il estimé. 
Paul Louis