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Retraite des électriciens-gaziers: de larges compensations en cours de négociation

Au 31 décembre 2018, la branche professionnelle des IEG (industries électriques et gazières) comptait près de 137.900 salariés.

Au 31 décembre 2018, la branche professionnelle des IEG (industries électriques et gazières) comptait près de 137.900 salariés. - Mehdi Fedouach-AFP

La fin annoncée des régimes spéciaux de retraite concerne celui de la branche des industries électriques et gazières (EDF, GDF, Engie, Enedis). Les négociations entre partenaires sociaux avancent pour mettre en place de généreuses compensations comme l'intégration des primes ou un compte pénibilité propre à la branche.

Alors que la CGT Énergie multiplie les revendications de coupures sauvages d'électricité, la branche professionnelle des Industries Électriques et Gazières (IEG) a bien avancé en négociant la transition entre l'actuel régime spécial de retraite des salariés du secteur et le futur système à points.

"Cela fait un an et demi que le patronat et les syndicats de la branche énergie travaillent ensemble afin d'adoucir la transition vers le régime universel pour les salariés au statut" rapporte Les Echos. Les négociations seraient bien avancées sur plusieurs points clés qui auraient été validés de manière informelle par l'exécutif gouvernemental.

Intégration des primes dans le calcul des pensions

L'intégration des primes perçues par les salariés de la branche dans le calcul des futures pensions sera lissée sur quinze ans pour éviter que l'application des cotisations retraites (à partir de 2025) ne fasse baisser leur montant net. Pour les salariés qui perçoivent peu de primes, il est prévu un rééquilibrage salarial en leur faveur pour éviter qu'ils soient défavorisés dans le calcul de leur future pension avec le système à points.

Un compte pénibilité propre à la branche est aussi à l'étude sous la forme d'une compte épargne jours retraite. Grâce à ce dispositif, les salariés exposés à des tâches ou des travaux pénibles pourront bénéficier de droits anticipés à la retraite, leur permettant de partir deux ans plus tôt.

Le seul point important qui reste en suspens -car il n'a été encore validé par l'exécutif- concerne la conversion des droits acquis sous le régime spécial en vigueur, qui calcule la pension sur les six derniers mois de la carrière du salarié.

Comment sera calculée la pension des salariés de la branche soumis à la coexistence des deux système de retraite au cours de leur carrière? Selon le quotidien économique, plusieurs solutions sont à l'étude. Une option consisterait à extrapoler la rémunération probable de fin de carrière, pour déterminer leur niveau de pension et liquider les droits à retraite avant la bascule du salarié dans le nouveau système.

La branche professionnelle des Industries Électriques et Gazières (IEG) comptait au 31 décembre 2018 près de 137.900 salariés dont plus de 90% travaillent dans les entreprises issues des acteurs historiques que sont EDF et GDF, dont EDF, Enedis RTE, Engie, GRDF et GRTgaz.

Frédéric Bergé