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Constitution d'une SASU quel apport en capital faut-il prévoir ?

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La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle - SASU - est une société dont la forme juridique est adaptée aux créateurs qui souhaitent se lancer seuls dans une activité. Le capital social de départ n’est ni limité, ni restreint, l’apport dépendra entièrement des besoins de l’associé unique.

Parmi les innombrables possibilités juridiques qui s’offrent aux fondateurs déterminés à se lancer seuls dans une aventure entrepreneuriale, trois formes retiennent souvent leur attention : l’EURL, le statut de micro-entrepreneur et la SASU. Si le statut de micro-entrepreneur est réputé particulièrement simple dans sa gestion, il n’offre pas de sérieuses garanties en matière de protection sociale et limite les possibilités s’agissant du montant du chiffre d’affaires. Du côté des sociétés, l’EURL - entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - ne permet pas au gérant de se placer sous le régime salarié et rend compliqué de futures associations, ce qui peut être gênant pour l’avenir. La SASU reste donc la principale forme juridique qui convient le mieux aux porteurs de projet.

Par définition, ce type de société ne fait intervenir qu’un seul associé qui sera désigné comme le Président. Pour constituer la structure, il doit effectuer un premier apport afin de former le capital social de l’entreprise. Le capital initial permet de déterminer la part de chaque associé dans une société. Très logiquement, le Président détiendra la totalité des parts de l’entreprise au moment de la création. L’apport peut être réalisé en numéraires, en nature ou en industrie avec un montant minimum de 1 €. En revanche, il n’y a pas de somme maximum. C'est l’un des avantages considérables de ce statut : la possibilité de démarrer rapidement et à moindres frais une activité. Attention toutefois ! Certains champs d’action ne sont pas éligibles à ce statut, notamment pour toutes celles qui demandent une plus forte capitalisation pour des raisons réglementaires.

S’il n’est pas nécessaire d’injecter de grandes liquidités pour constituer la société, il faut néanmoins anticiper toutes les dépenses liées au démarrage de l’activité. Le capital de départ vise précisément à anticiper au mieux les coûts de développement ainsi que les dépenses obligatoires liées à la formation de l’entité commerciale. Il est donc conseillé d’analyser au plus juste les besoins de la société à ses débuts. Parmi les dépenses souvent indispensables : du matériel informatique, la constitution des stocks, un moyen de locomotion, les frais de création et frais juridiques, la signalétique et les besoins en matière de papeterie.

Rappelons qu’un cas de faillite, et si une procédure de liquidation judiciaire est engagée, le capital social d’une SASU doit normalement être restitué à l’associé unique. Dans les faits, le remboursement est difficile à obtenir car le créancier et les fournisseurs sont toujours prioritaires. Il faut néanmoins avoir à l’esprit que plus le capital social est important, plus les créanciers ont des chances d’être payés, ce qui peut rassurer vos partenaires financiers et ce qui peut vous donner une plus grande crédibilité auprès de vos clients.

Cet article n'a pas été rédigé par les journalistes de BFM Business

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