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Pour sauver les clémentines corses, un pont aérien sera mis en place avec le Maroc

902 saisonniers venus du Maroc viendront récolter les clémentines corses

902 saisonniers venus du Maroc viendront récolter les clémentines corses - -

Le Centre interministériel de crise a validé, fin septembre, l'acheminement de 902 saisonniers marocains par voie aérienne pour éviter une récolte perdue sur l'île.

Il faut sauver les clémentines corses… Et pour cela, les agriculteurs ont décidé de mettre les gros moyens avec un véritable pont aérien entre l'île de beauté et le Maroc d'où viennent traditionnellement les saisonniers. Comme le raconte Le Monde, le Centre interministériel de crise (CIC) a entériné, le 23 septembre dernier, l'arrivée de 902 travailleurs marocains acheminés exceptionnellement par avion. "Les producteurs ont même accepté de prendre à leur charge les frais de location d’avions à la compagnie Transavia pour l’acheminement des travailleurs marocains en Corse" raconte au journal un des négociateurs.

Le tout pour un coût total estimé entre 500.000 et 600.000 euros partagés entre les 72 producteurs ayant réclamé cette aide pour la saison. L'enjeu est majeur pour le secteur agricole de la Corse: la clémentine est un marché de plus de 50 millions d'euros annuels et les travailleurs marocains sont devenus indispensables, faute de main d'œuvre local.

Tests avant, pendant, après

La pandémie du coronavirus et la fermeture des frontières extérieures de l'Union européennes avaient mis un frein à l'arrivée des travailleurs saisonniers, notamment ceux en provenance du Maghreb qui représentent une part essentielle des saisonniers étrangers en France.

Au-delà des complexités administratives liées aux fermetures des lignes aériennes, ce pont aérien est aussi un casse-tête sanitaire. Les arrivées se feront donc en cinq vagues successives, étalées du 9 au 28 octobre. Des tests seront donc effectués avant le départ, une semaine après leur arrivée puis avant le retour. Des campings sont prévus pour d'éventuelles mises en quarantaine.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business