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Pour Benoît Serre (ANDRH), 30% des salariés doivent télétravailler à plein temps, "un acte citoyen"

Le vice-président de l'association nationale des DRH estime qu'il faut retrouver les niveaux du premier confinement en matière de télétravail même si celui-ci n'a pas été rendu obligatoire par le gouvernement.

"L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer" a insisité dans son allocution Emmanuel Macron. Pour cela, "partout où c'est possible", il a appelé à généraliser le télétravail sans toutefois le rendre obligatoire à plein temps comme lors du premier confinement.

Pour Benoît Serre, le vice-président de l'association nationale des DRH (ANDRH), il faut pourtant bel et bien pousser le curseur du télétravail au maximum. "Il va falloir retrouver le curseur que nous avions pendant le premier confinement c'est à dire à peu près un peu plus de 30% des salariés qui étaient en télétravail à temps plein", explique-t-il sur BFM Business.

Malgré l'absence d'obligation, le responsable l'assure: "nous entrons dans une phase nouvelle et nous croyons à la ANDRH que c'est un acte citoyen de le répendre le plus possible même si on sait que le télétravail plein temps peut poser des difficultés d'isolement ou de difficultés pour certains collaborateurs".

D'autant plus qu'il y a un risque pénal potentiel pour les entreprises qui ont le devoir d'assurer la sécurité de leurs salariés. "Juridiquement, on ne peut pas imposer le télétravail à une entreprise en revanche les entreprises sont soumises à une responsabilité pénale de protection de leurs collaborateurs, le télétravail constitue donc l'une des voie imposée aux chefs d'entreprises pour garantir la sécurité de ses collaborateurs".

Conclusion, "c'est d'une certaine manière, une façon d'obliger les entreprises à recourir au télétravail le plus massivement possible", souligne Benoît Serre.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business