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"Nous n'avons fait qu'appliquer la loi": Le Maire justifie son véto dans le dossier Carrefour/Couche-Tard

Sur BFM Business, le ministre de l'Economie a jugé "légitime" le véto de l'Etat dans la tentative de rachat de Carrefour par le Canadien Couche-Tard.

Bruno Le Maire reste ferme. Invité ce mercredi sur BFM Business, le ministre de l'Economie a justifié le veto du gouvernement qui s'est opposé au rachat de Carrefour par le Canadien Couche-Tard. "Nous n'avons fait qu'appliquer la loi", a indiqué le locataire de Bercy.

Avant de préciser: "Il y a une loi qui prévoit que dans un certain nombre de domaines, défini dans le décret sur les investissements étrangers en France, l'Etat a un droit de regard parce que nous considérons aux niveaux national et européen que ce sont de secteurs stratégiques. Dans ces secteurs, vous avez la distribution alimentaire".

Bruno Le Maire a également estimé qu'il était "légitime" de voir l'Etat donner son avis sur l'opération qui concerne "le premier employeur privé français qui représente 20% de la distribution alimentaire du pays".

Bruno Le Maire a également estimé qu'il était "légitime" pour l'Etat de dire si "oui ou non, c'est un investissement stratégique", surtout lorsque l'on par du"premier employeur privé français qui représente 20% de la distribution alimentaire du pays".

"Je préfère de loin la solution qui a été retenue, c'est-à-dire une coopération entre Couche-tard et Carrefour dont je rappelle qu’ils n’ont pas exactement les mêmes organisations commerciales. Je préfère cette complémentarité à un rachat sec d’une des premières enseignes de distribution alimentaire française par un concurrent étranger, fusse-t-il Canadien", a-t-il ajouté.

Le ministre a dit avoir simplement "l'intention et le devoir de faire respecter ce qu'on appelle 'l'ordre public économique', c'est-à-dire le respect des intérêts stratégiques du pays, dont la sécurité alimentaire". Encore plus depuis la pandémie qui nous a "appris que pour la première fois de notre histoire récente, il peut arriver que des biens alimentaires ne puissent plus circuler à travers la planète".

Et de conclure: "Ma responsabilité, c'est de veiller à ce que la continuité de la chaîne alimentaire française, de la production agricole à la distribution en passant par la transformation par l'industrie agroalimentaire, soit garantie. Si on veut que la chaîne soit sûre, il faut qu'il ne manque aucun maillon".
https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco