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Macron exclut de financer par des hausses d'impôts, les 500 milliards d'euros mobilisés contre la crise

Emmanuel Macron a exclu ce dimanche d'augmenter les impôts pour financer les 500 milliards d'euros de dépenses engagées pour remédier à la crise, lors d'une allocution faisant le point sur le déconfinement.

Plus de "500 milliards d'euros" ont été dépensés pour faire face à la crise "pour l'économie, les entreprises, les travailleurs, les entrepreneurs mais aussi pour les plus précaires, c'est inédit" a affirmé Emmanuel Macron. 

"Ces dépenses se justifient en raison des circonstances exceptionnelles que nous venons de vivre, mais elles viennent s'ajouter à notre dette déjà existante", a déclaré Emmanuel Macron, lors de son intervention depuis l'Élysée, ce dimanche.

"La France connaît déjà la fiscalité la plus lourde"

Mais, "nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts, a assuré le chef de l'État, soulignant que la France connaissait déjà "la fiscalité la plus lourde", et que "depuis trois ans nous avons commencé à la baisser" e expliqué le président de la République.

"La seule réponse est de bâtir un modèle économique durable et fort, de travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres. Et cela nous devons le faire alors que notre pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples en raison de l'arrêt de l'économie mondiale" a-t-il ajouté. 

"Il nous faut d'abord tout faire pour éviter au maximum les licenciements. Il nous faut créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole. Notre première priorité est d'abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire" a-t-il ajouté.

"La reconstruction économique, écologique et solidaire sera la clé de notre indépendance", a-t-il insisté. Le chef de l'Etat a également annoncé un "investissement massif pour l'instruction, la formation et les emplois de la jeunesse", particulièrement menacée par la crise économique.

Frédéric Bergé