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Les salariés français sont les plus ponctionnés d'Europe

Les Belges ne sont plus les salariés les plus taxés d'Europe, ils ont été détrônés cette année par les salariés français.

Les Belges ne sont plus les salariés les plus taxés d'Europe, ils ont été détrônés cette année par les salariés français. - Miguel Medina - AFP

C'est seulement à partir du vendredi 29 juillet que les Français commenceront à travailler pour garnir leur compte en banque et non plus pour payer taxes, impôts et autres prélèvements obligatoires. L'Hexagone est champion de la fiscalité sur les salaires taxés à 57,5% selon l'institut Molinari.

Plus que quelques jours avant de récolter pleinement le fruit de son travail. Le jour de libération fiscale, autrement dit la date à laquelle les revenus des salariés ne servent plus à payer taxes et cotisations mais leurs propres dépenses, tombe le 29 juillet, selon l'étude annuelle de l'Institut Molinari, un think-tank libéral franco-belge que s'est procuré le Figaro.

La date de libéralisation n'a pas changé par rapport à 2015, laissant entendre que les promesses d'allégement fiscal du gouvernement n'ont pas encore porté leurs fruits.

Pire encore, les Français sont désormais les salariés qui supportent la plus forte pression fiscale d'Europe : leurs revenus sont taxés à 57,5%. Les Belges, traditionnellement en tête de ce classement, ont cédé leur place grâce à un plan de baisses des charges sociales. Le jour de libération fiscale tombe le 27 juillet cette année pour eux, au lieu du 6 août en 2015.

Des services qui ne sont pas à la hauteur des dépenses publiques

En moyenne en Europe, le taux de taxation des salaires est de 45,2%. Les Chypriotes sont les moins taxés (23,85%), puisqu'ils travaillent pleinement pour eux depuis le 29 mars. Au Royaume-Uni, le taux de taxation est de 35,29%, tandis qu'en Allemagne il est de 52,36%.

Mais les Français en ont-ils pour leur argent notamment grâce à un modèle social très protecteur? De toutes évidences non, puisque le pays n'offre pas des services publics très performants. "Il semble que le haut niveau de dépense collective français ne soit pas associé à un supplément de bien-être permettant de justifier le différentiel de taxation", souligne l'institut.

Le think tank belge rappelle aussi que les Nations unies classent la France en 22e position sur 188 pays dans leur dernier Indice de développement humain (IDH), c'est à dire à un niveau qui n'est pas à la hauteur de ses dépenses publiques.

C.C.