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Les professionnels du transport routier réclament l'ouverture de tous les relais

Syndicats et patronat du transport routier réclament l'ouverture de tous les relais pendant le confinement

Syndicats et patronat du transport routier réclament l'ouverture de tous les relais pendant le confinement - Thierry Zoccolan - AFP

Dans un communiqué commun, les organisations syndicales et patronales du transport routier ont demandé l'ouverture aux chauffeurs des centres et relais routiers pendant le confinement.

Les organisations syndicales et patronales représentatives du transport routier ont demandé mardi l'ouverture aux chauffeurs routiers de "tous les centres et relais routiers" pendant le confinement, et ceci "non seulement le soir mais également en journée". Ces "professionnels de la route assurent la vie de la nation", soulignent dans un communiqué commun les syndicats des salariés CFDT, CGT, FO et CFTC, avec les organisations patronales FNTR, Union TLF et Otre.

Exigeant des "conditions de travail dignes pour (les) conducteurs", les signataires de ce communiqué jugent insuffisante l'ouverture de "plusieurs centaines de restaurants routiers" de 18h à 10h, décidée la semaine dernière par le gouvernement en "renvoyant la question aux préfets de départements".

Après avoir protesté au début du confinement contre la fermeture des relais routiers, les syndicats des conducteurs de camions avaient obtenu mercredi dernier l'ouverture par arrêtés préfectoraux, à partir du samedi suivant, de 250 relais de 18h à 10h. Ils avaient alors salué "une première victoire".

"Le combat continue"

Désormais, syndicats et organisations patronales demandent "au ministre délégué aux Transports (Jean-Baptiste Djebbari, ndlr) l'ouverture de l'ensemble des centres routiers, des relais et des restaurants routiers".

Car "force est de constater qu'à ce jour, les conducteurs rencontrent toujours autant de difficultés pour se restaurer correctement, se doucher et accéder à des sanitaires décents, particulièrement sur le réseau national non concédé", une situation qui "n'est pas acceptable", protestent les sept organisations.

Promettant que "le combat continue", ces organisations "déplorent le manque de volontarisme du gouvernement vis-à-vis d'une profession qui assure l'acheminement des biens indispensables au quotidien des Français".

J. B. avec AFP