BFM Business

La reprise du boulot, une journée difficile pour plus d’un Français sur deux

Pour 54% la rentrée est synonyme de déprime, et pour 29% cela ne génère que de l’indifférence.

Pour 54% la rentrée est synonyme de déprime, et pour 29% cela ne génère que de l’indifférence. - louisehoffmann83 Pixabay

Cette année, les salariés affichent moins d’entrain pour leur rentrée. Ils sont 54% à se dire déprimés par leur retour au boulot, alors que 5 ans auparavant, ils n’étaient que 36%, selon un sondage Qapa.

2020 est définitivement une année à part. Cette rentrée est marquée, plus que toutes les autres, par une appréhension des Français quant à leur retour au travail. Ils sont 56% à trouver que cette journée de reprise est très difficile, selon un sondage effectué par l’agence d’interim Qapa. Il y a cinq ans leurs sentiments étaient différents puisque la majorité des sondés (52%) trouvaient cette journée normale et 39% la qualifiait de difficile.

En conséquence, le moral en prend un coup. Pour 54% la rentrée est synonyme de déprime, et pour 29% cela ne génère que de l’indifférence. On est très loin de l’ambiance de 2015, où 43% vivaient cette journée dans l’indifférence et seulement 36% dans la déprime.

Davantage de salariés vont se lever plus tard

Les salariés manquent d’entrain, et contrairement aux années précédentes, ils ne multiplient pas les précautions pour arriver frais et à l’heure au travail pour leur rentrée. En effet, seulement 37% (contre 50% en 2015) prennent le soin de se lever plus tôt que d’habitude pour leur rentrée. Et 52% ont fait le choix de se lever à la même heure, soit 4% de plus en 5 ans. Mais le plus révélateur est la proportion de salariés qui décident de se lever plus tard, sans doute pour repousser au maximum l’heure de la reprise: cette année ils sont 11% contre 4% en 2019.

Mais même s’ils arrivent plus tard, pas question de jouer les prolongations pour cette reprise pour la majorité des sondés. 59% ont décidé de rentrer à la même heure. Mais il y a quand même quelques motivés qui ont choisi de partir plus tard que d’habitude: ils sont 23% cette année, c’est 3 points de plus qu’il y a cinq ans.

Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco