BFM Business
Economie

La navette "Le Bus Direct" entre Paris et ses aéroports ne devrait pas reprendre

Autrefois appelé "Cars Air France", ce service proposait quatre lignes entre la capitale et les deux principaux aéroports parisiens, Orly et Roissy/Charles de Gaulle (CDG).

Autrefois appelé "Cars Air France", ce service proposait quatre lignes entre la capitale et les deux principaux aéroports parisiens, Orly et Roissy/Charles de Gaulle (CDG). - Groupe Keolis

"Le Bus Direct", liaison régulière par autocar entre Paris et ses aéroports, suspendue depuis avril en raison de la crise sanitaire, ne devrait pas reprendre du service, selon son exploitant Keolis.

Le service régulier de navettes par autocars entre Paris et ses aéroports, "Le Bus Direct" est une nouvelle victime de la pandémie.

Son exploitant, Keolis (filiale de la SNCF), a indiqué que ces bus ne devrait pas reprendre du service pour convoyer les voyageurs de Paris vers les aéroports d'Orly et de Roissy et vice-versa. "Le Bus Direct" emploie 180 personnes, dont 160 conducteurs.

Ce service a longtemps été appelé "Cars Air France"

Autrefois appelé "Cars Air France", ce service proposait quatre lignes entre la capitale et les deux principaux aéroports parisiens, Orly et Roissy/Charles de Gaulle (CDG).

Il était exploité depuis 2008 sans subvention par Aérolis filiale du groupe Keolis (lui-même filiale de la SNCF), qui avait passé un accord de visibilité avec Aéroports de Paris (ADP).

La desserte d'Orly avait été suspendue le 1er avril à la fermeture de l'aéroport, puis celle de Roissy six jours plus tard faute de clients. "On a essayé de tenir au maximum, mais on n'avait plus personne sur nos lignes", a expliqué son directeur Jérôme Dupont.

Aucun accord n'a été trouvé avec les syndicats

Une réouverture était envisagée le 15 juin, mais la direction n'a pas trouvé d'accord avec les organisations syndicales, a-t-il ajouté, notant que la fréquentation des aéroports "demeurait extrêmement faible".

Keolis a lancé en juillet un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui devrait être bouclé en décembre, selon le dirigeant.

"On a de quoi proposer des postes à tout le monde en Ile-de-France" où Keolis a 400 postes à pourvoir, ou le cas échéant en province, a-t-il remarqué.
F.B. avec AFP