BFM Business

La généralisation du télétravail ne peut pas se faire "d'un claquement de doigts", prévient la CFE-CGC

Le président de la CFE-CGC François Hommeril était invité ce lundi sur BFM Business. Malgré à l'épidémie, il reste opposé à une obligation du télétravail, rappelant que les règles doivent d'abord être fixées entre partenaires sociaux.

Vers une obligation du télétravail? Alors que l'épidémie peine à être contenue, le gouvernement pourrait être tenté d'aller plus loin dans la généralisation du télétravail. "Je ne demande pas à qu'il aille plus loin" tranche François Hommeril, président de la CFE-CGC, dans le Grand journal de l'Eco, sur BFM Business.

"Il faut regarder la réalité du télétravail aujourd'hui" explique, préférant plutôt la notion de "continuité de l'activité à domicile". Pour le syndicaliste, qui représente notamment les cadres, il faut avant tout se mettre d'accord sur tout ce qui englobe le télétravail, avec les partenaires sociaux. "Le télétravail est un outil" rappelle-t-il. "Ce n'est pas qu'un moyen plus simple d'aborder la question du transport."

Une négociation qui "patine"

Selon lui, il faut donc en préciser les contours, d'autant qu'il aurait vocation à durer : temps de repos, moyens techniques, socialisation… "Il y a des points dont on ne parle jamais, comme l'évaluation des objectifs" souligne François Hommeril.

"On croit très important d'avoir un accord national interprofessionnel qui cadre les conditions dans lesquelles aujourd'hui on pratique ce qu'on appelle un peu abusivement l télétravail et qu'e l'on crée des codes" insiste-t-il. On ne peut pas le faire "d'un claquement de doigt".

Reste que cette fameuse négociation "patine un peu" de l'aveu même du syndicaliste même s'il reste encore une voire deux réunions en novembre pour trouver un compromis avec le patronat.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business