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La France n'a jamais compté autant d'autoentrepreneurs

Le statut d'autoentrepreneur a enregisté 576.000 immatriculations en plus en 2019

Le statut d'autoentrepreneur a enregisté 576.000 immatriculations en plus en 2019 - pixabay

Fin 2019, il étaient 1,71 million à travailler sous ce statut. Une hausse de 26% sur un an. Les autoentrepreneurs sont particulièrement nombreux dans le secteur des transports, le nettoyage et l'immobilier.

L'autoentrepreneuriat bat des records. Plus de 1,71 million de personne étaient inscrites sous ce régime à la fin de l'année dernière, selon une étude de l'Agence centrale des organsismes de Sécurité sociale (Acoss) repérée par les Echos.

Le nombre d'inscriptions a bondi de 26,5% en 2019, soit 576.000 immatriculations en plus. Cette hausse sans précédent intervient de plus après une année 2018 marquée elle aussi par une forte progression du nombre des autoentrepreneurs (15,1% d'inscriptions en plus).

Face à "la transformation de l'économie en économie de services", les Français " ont changé de regard sur le salariat, qui n'est plus une garantie de sécurité", exlique François Hurel, le président de l'Union des autoentrepreneurs (UAE) au quotidien. Il y voit aussi le marqueur de l'appétence des Français pour la liberté.

Plus concrètement, le doublement du plafond du chiffres d'affaires depuis 2018, qui est passé à 70.000 euros pour les activités de service et 170.000 pour les activités commerciales, a aussi renforcé l'attractivité du statut. Toutefois, l'envolée des chiffres annoncés s'explique aussi en partie par la non-radiation des indépendants qui n'ont pas exercé d'activité depuis deux ans. Ce qui aurait ramené la hausse annuelle du nombre d'inscrits à 19,5%, précise l'Acoss.

Des activités plus pérennes

Reste que le désir de se lancer à son compte est partagé dans tous les territoires et tous les secteurs. Mais trois se distinguent. En premier, le secteur des transports (VTC, livreurs) qui a enregistré un bond de 61 % du nombre d'inscrits. Les activités de nettoyage ou les activités immobilières affichent elles aussi un beau dynamisme.

"Les services à la personne et les transports sont les plus attractifs car ils ne demandent pas beaucoup de qualifications. La demande est forte, et il est très facile de s'y lancer", analyse François Hurel.

A défaut de trouver un CDI ou CDD, les jeunes diplômés sans expérience sont ainsi nombreux parmi les autoetrepreneurs. Mais les personnes déçues du salariat, de même que les non-diplômées sont, elles aussi, nombreuses à opter pour ce statut.

"Les gens se lancent moins sans projet précis qu'il y a quelques années, conclut Grégoire Leclercq, le président de la Fédération nationale des autoentrepreneurs (FNAE)
Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco