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La Bourgogne-Franche-Comté demande une "répartition plus solidaire" des masques

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- - JEFF PACHOUD / AFP

La présidente de la région Bourgogne-France-Comté estime que les masques sont répartis “sans concertation” par l’Etat et demande une distribution “plus solidaire”.

La présidente socialiste de Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a demandé à l'État une "répartition des masques plus solidaire" après une nouvelle réquisition d'équipements de protection commandés par la région, réquisition opérée selon elle, "sans concertation". 

Deux millions de masques destinés à la région ont été "intégralement" réquisitionnés par l'État à leur arrivée, dimanche, à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, "sans concertation, ni même information préalable", se plaint Marie-Guite Dufay dans un communiqué diffusé tard dimanche soir. 

Les commandes de la région réquisitionnées

Le 2 avril, une commande similaire de masques de protection, également à l'initiative de la région Bourgogne-Franche-Comté (BFC), avait déjà été retenue par l'État.

La présidente du conseil régional conçoit que "la lutte contre l'épidémie amène logiquement l’Etat à décider de prioriser la livraison de certaines commandes en direction des secteurs les plus en tension", mais elle souhaite une "répartition plus solidaire", se demandant "comment l’Etat organise la protection" des habitants de BFC. 

"Régulation entre les régions de manière solidaire"

"Soit l’Etat considère que les masques commandés par la Région, en complément des dotations de l’Etat, ne sont pas nécessaires à leur protection ; soit, avec les masques réquisitionnés, il organise une régulation entre les Régions de manière solidaire", écrit-elle. 

L'élue "rappelle que ces masques sont destinés aux Ehpad, aux personnels d’aide à domicile des personnes âgées, et aux structures d’accueil de personnes handicapées". 

Marie-Guite Dufay a en conséquence "saisi le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, afin de rétablir le dialogue et retrouver une unité dans l'action entre l'État et les Régions".

La région "espère" par ailleurs que les deux autres commandes réalisées via un autre importateur de 2,35 millions de masques supplémentaires, dont la livraison est prévue le 10 avril, ne feront pas l'objet d'une "telle confiscation".

N.G. avec AFP