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Airbus: Jean-Baptiste Djebbari assure que les aides de l'Etat permettront de sauver 2000 emplois

Jean-Baptiste Djebbari

Jean-Baptiste Djebbari - BFMTV

Le secrétaire d'Etat en charge des Transports a indiqué que les suppressions de postes annoncées par l'avionneur européen ne tenaient "pas compte des dispositifs d'Etat" comme l'activité partielle longue durée.

Au lendemain de l'annonce par Airbus de la suppression d'environ 15.000 postes dans le monde, dont 5000 en France, le secrétaire d'Etat en charge des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a reconnu ce mercredi sur RMC et BFMTV que l'avionneur européen, fragilisé par la crise sanitaire, aura "une période très difficile à vivre".

"Il faut bien avoir conscience que la crise dans l'aéronautique est majeure. On n'a jamais connu une crise comme cela depuis qu'on a démocratisé l'aviation. Airbus a vu au même moment partout dans le monde ses commandes annulées ou stoppées. Airbus envisage une activité réduite de 60% pendant deux ans", a-t-il rappelé.

2000 emplois sauvés par les aides d'Etat

Pour autant, les suppressions d'emplois annoncées par le constructeur ne tiennent "pas compte des différents dispositifs d'Etat et dispositifs d'entreprise", a assuré Jean-Baptiste Djebbari. Selon lui, l'activité partielle de longue durée "qu'Airbus va évidemment utiliser" va par exemple permettre de sauver "1500 emplois". Par ailleurs, "on investit aussi massivement sur l'avion de demain, la nouvelle génération d'avion vert sobre en carbone. C'est 500 emplois qui vont être sauvés", a-t-il ajouté.

L'Etat demande en outre à Airbus "qu'il y ait le moins de départs contraints, de licenciements secs possible". Sans pour autant l'en empêcher. "Je ne sais pas dire comment les Français et les Européens vont revoyager, s'ils vont revoyager loin, si la clientèle d'affaires va revenir dans les avions. Je ne sais pas prévoir les carnets de commandes des avions", a indiqué le secrétaire d'Etat, précisant que le retour à la normale n'était pas prévu avant deux à trois ans. "La responsabilité politique, c'est de ne pas faire de promesse que d'aucuns ne sauraient réellement tenir", a-t-il conclu.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco