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Y a-t-il un risque d'escalade entre l'Iran et l'Arabie saoudite après les attaques de drones?

Si les Etats-Unis se disent prêts à répliquer après les attaques de drones contre les installations pétrolières en Arabie saoudite, les positions des différentes parties prenantes semblent pour le moment plus défensives qu'offensives.

Doit-on s'attendre à une escalade armée après les attaques de drones contre les installations pétrolières en Arabie saoudite? Donald Trump, le président américain, a ainsi assuré que les États-Unis étaient "prêts à riposter".

Pour autant, tout porte à croire que les parties prenantes jouent pour le moment la carte de la temporisation. Washington s'en remet publiquement à Ryad pour déterminer la nature d'une éventuelle riposte contre l'atteinte des intérêts pétroliers saoudiens. Le président Trump entend que ce soit l'Arabie saoudite qu'elle accuse clairement l'Iran et pas seulement le mouvement rebelle yéménite houthi (soutenu par l'Iran).

Après cette troisième attaque de drones en 5 mois contre des infrastructures pétrolières saoudiennes, 50% de l'appareil productif du pays est à l'arrêt. Ce qui a fait flamber ce lundi de plus de 10% les cours du pétrole.

Dans un premier temps, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait directement visé Téhéran. Mais depuis, les déclarations officielles, notamment en provenance d'Arabie saoudite, vont dans le sens, non pas d'une attaque imminente, mais d'une enquête pour réunir des preuves solides. Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane s'en tient ainsi pour l'instant à l'affirmation que son pays est en capacité de réagir par les armes et les médias saoudiens n'évoquent pas le déclenchement imminent d'un conflit armé. Ce sont surtout les réactions internationales qui sont mises en avant. Ce qui sera déterminant pour l'Arabie saoudite, c'est aussi la manière dont les Américains décideront de réagir.

O.C. avec Benaouda Abdeddaïm