BFM Business

Trump promet 1.000 milliards de dollars pour les infrastructures

Le 45e président américain, Donald Trump, s'exprimant devant le Congrès.

Le 45e président américain, Donald Trump, s'exprimant devant le Congrès. - Jim Lo Scalzo - EPA Pool - AFP

Le président américain Donald Trump a promis d'investir massivement pour remettre à niveau les infrastructures américaines.

"Pour lancer la reconstruction du pays, je vais demander au Congrès d'approuver une législation qui déclenchera des investissements de mille milliards de dollars pour les infrastructures aux États-Unis, financés grâce à des capitaux à la fois publics et privés, et créera des millions d'emplois", a-t-il déclaré lors de son discours de politique générale devant le Congrès.

"L'Amérique a dépensé environ six mille milliards de dollars au Moyen-Orient alors que les infrastructures chez nous se délitent. Avec ces six mille milliards de dollars nous aurions pu reconstruire notre pays deux fois, et même trois fois si nous avions eu des dirigeants qui avaient la capacité de négocier", a-t-il ajouté.

Donald Trump a également de nouveau promis, mais sans donner de détails, une réforme fiscale "historique" qui "réduira le montant des impôts de nos entreprises pour qu'elles puissent concurrencer n'importe qui et prospérer n'importe où" et qui profitera également à la classe moyenne. "Actuellement, les entreprises américaines sont taxées à l'un des taux les plus forts au monde", a-t-il affirmé.

Donald Trump souhaite taxer les produits importés

Il a réitéré ses promesses d'imposer des taxes sur les importations de produits étrangers pour protéger les industriels américains mais, là encore, sans préciser sous quelle forme alors que de nombreuses entreprises américaines qui produisent à l'étranger risquent également d'être pénalisées.

"Quand nous exportons des produits depuis l'Amérique beaucoup d'autres pays nous font payer des droits de douane et quand des entreprises étrangères exportent leurs produits en Amérique nous leur faisons payer pratiquement rien", a affirmé le président américain.

Donald Trump a cité une récente rencontre avec les dirigeants du fabricant de motos américain Harley-Davidson pour illustrer son propos, indiquant que ceux-ci lui avaient indiqué devoir payer dans certains pays des droits d'importation allant jusqu'à 100%. "Ils ne demandaient même pas à ce que cela change mais moi je le demande. Je crois fermement au libre-échange mais je crois aussi à un commerce équitable", a-t-il lancé. 

La politique économique d'Obama fermement critiquée 

Le 45e président des États-Unis s'est également livré à une attaque en règle du bilan économique de Barack Obama, affirmant que "nous devons honnêtement reconnaître les conditions dont nous avons hérité". Selon lui, "94 millions d'Américains sont absents du marché du travail, 43 millions vivent dans la pauvreté et plus de 43 millions dépendent de programmes d'assistance alimentaire alors qu'une personne sur cinq en âge de travailler ne travaille pas".

"Sur les huit dernières années, l'administration précédente a accumulé plus de dette que presque tous les autres présidents combinés", a-t-il déclaré, ajoutant que "nous avons perdu plus d'un quart de nos emplois manufacturiers depuis que l'Aléna a été signé, et abandonné 60.000 usines à la Chine depuis qu'elle a rejoint l'Organisation mondiale du commerce en 2001".

D'après Donald Trump, le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde a atteint l'an dernier près de 800 milliards de dollars. Les chiffres publiés début février par le département du Commerce n'ont toutefois fait état que d'un déficit de 502 milliards de dollars en 2016.

A.M. avec AFP