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Trump, premier président américain à entrer en Corée du Nord

Donald Trump et Kim Jong Un dans la zone démilitarisée entre les deux Corées.

Donald Trump et Kim Jong Un dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. - BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Le président américain a rencontré Kim Jong Un à la frontière entre les deux Corées avant de traverser à pied, cette fameuse bordure.

Entre Donald Trump et Kim Jong Un, l'idylle reprend de plus belle. Les deux chefs d'Etat se sont rencontrés ce dimanche matin (heure de Paris) dans la Zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées pour une rencontre historique. Depuis la guerre de Corée, Donald Trump est ainsi devenu le premier président américain à fouler le sol du régime stalinien en y effectuant quelques pas aux côtés de Kim Jong Un. "C'est un grand jour pour le monde", s'est-il félicité. "Cela signifie que nous voulons mettre un terme à un passé fâcheux et essayer de créer un avenir nouveau". Le président américain en a profité pour annoncer la reprise des pourparlers.

Cette rencontre n'était pourtant pas au programme mais Donald Trump a profité de sa présence au Japon, dans le cadre du G20, puis à Séoul, pour proposer cette invitation à Kim Jong Un. Il s'agit de la troisième entrevue entre les deux hommes depuis leur sommet historique de Singapour en juin 2018 et la rencontre ratée de Hanoï en février dernier.

Des discussions dans l'impasse

Au-delà de l'image, cette rencontre ne devrait pourtant pas faire bouger les lignes sur l'épineux dossier du nucléaire nord-coréen. Car depuis l'espoir qu'a suscité la première entrevue entre les deux hommes, rien ne semble avoir progressé, surtout depuis février. Pour de nombreux observateurs, cet évènement, aussi historique soit-il, ressemble davantage à un coup de communication de Donald Trump qui ne parvient toujours pas à s'entendre à Pyongyang.

Les deux camps ne s'entendent pas sur la levée des sanctions américaines contre Pyongyang et l'ampleur du désarmement coréen. Lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine, fin avril, Kim Jong Un avait dénoncé la "mauvaise foi" américaine, lors du fiasco d'Hanoï.

Début mai, le régime nord-coréen avait même repris ses tirs de missiles à courte portée, une première depuis novembre 2017. Donald Trump avait pourtant réitéré sa "confiance" envers le dictateur.

Et désormais, le président américain veut aller plus loin dans son rapprochement. "Je l'inviterais bien, sur le champ, à la Maison Blanche" a-t-il lancé ce dimanche. Peu de chance que son homologue accepte. Mais ce dernier s'est dit convaincu de pouvoir "surmonter les obstacles" grâce à ses liens "merveilleux" avec Donald Trump. "Le fait que les deux pays, en dépit d'une longue relation d'hostilité, aient pu se serrer la main pour la paix à l'endroit qui symbolise la division (...) démontre que le présent est meilleur que le passé", a-t-il affirmé.

Il faut désormais passer de la parole aux actes.

La rédaction avec l'AFP