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Times Square évacué en raison d'une voiture piégée

Policier inspectant le véhicule suspect à Times Square. Le secteur de Times Square, à Manhattan en plein New York, a été évacué par la police samedi soir en raison de la présence de ce qui a tout l'air d'être un véhicule piégé, selon le département de pol

Policier inspectant le véhicule suspect à Times Square. Le secteur de Times Square, à Manhattan en plein New York, a été évacué par la police samedi soir en raison de la présence de ce qui a tout l'air d'être un véhicule piégé, selon le département de pol - -

par Steve Eder et Clare Balwin NEW YORK - Le secteur de Times Square, à Manhattan en plein New York, a été évacué par la police samedi soir en raison...

par Steve Eder et Clare Balwin

NEW YORK (Reuters) - Le secteur de Times Square, à Manhattan en plein New York, a été évacué par la police samedi soir en raison de la présence de ce qui a tout l'air d'être un véhicule piégé, annonce le département de police de la ville (NYPD).

"Il semble qu'il s'agisse d'une voiture piégée", a indiqué le porte-parole de la police Paul Browne. "Nous ignorons le mobile."

Un agent de la police montée a repéré une boîte d'où s'échappait de la fumée, à l'arrière d'un véhicule tout-terrain, peu avant 19h00 locales. Times Square, zone très prisée des touristes et des amateurs de théâtre, qui n'est jamais autant fréquentée que le samedi soir, a été évacuée peu après.

La police parle d'"engin qui n'a pas sauté", lequel était composé d'explosifs, de fils, de trois jerricans d'essence et de trois bonbonnes de gaz propane. Elle n'a pas dit si elle traitait l'incident comme une affaire de terrorisme.

Il semble qu'un dispositif de retardement était fixé à une boîte à l'intérieur du véhicule, qui portait des plaques minéralogiques du Connecticut. Un robot de l'équipe de démineurs a neutralisé l'engin aux premières heures de dimanche, et la police a ainsi pu annoncer par la suite que le secteur, à Times Square, avait été "sécurisé".

New York demeure en état d'alerte avancé depuis les attentats du 11 septembre 2001. L'an dernier, la police a déjoué un projet d'attentat contre le métro de la ville. Deux hommes ont plaidé coupables dans l'enquête sur cette affaire.

UN HOMME VU EN TRAIN DE FUIR

Le président Barack Obama a salué "la rapidité" avec laquelle la police newyorkaise a réagi samedi soir, a fait savoir la Maison blanche, qui, dans un communiqué, évoque l'"excellent travail" des forces de l'ordre.

"Le président salue la rapidité d'action de la police de New York et a demandé à John Brennan (proche conseiller du président, chargé de la lutte antiterroriste) de faire savoir à la police que le gouvernement est prêt à apporter son appui", lit-on dans ce communiqué.

"John Brennan, qui travaille en collaboration avec la police de New York(...), continuera à tenir le courant au courant des derniers développements de l'enquête", assure la Maison blanche.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a estimé que l'attentat, s'il avait eu lieu, aurait pu être particulièrement meurtrier. Il a dit ignorer totalement qui en était responsable, se bornant à dire que les préparatifs relevaient d'un certain amateurisme.

"Nous ignorons qui a commis cela, et pourquoi", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Selon un pompier new-yorkais, qui dit être arrivé tôt sur place, le véhicule en question est un véhicule tout-terrain (SUV, sports utility vehicle) noir et stationnait au coin de la 45e et la septième avenue, près d'un lieu de spectacle où l'on donnait "Le roi Lion".

"Le véhicule fumait. Il y a eu un éclair", et l'ordre d'évacuation a été donné, a-t-il précisé.

Un homme a été vu s'enfuyant de la voiture, a dit un policier. La police a évacué par précaution plusieurs districts situés à proximité de ce quartier, au cas où il y aurait d'autres engins de ce type, a-t-il ajouté.

Les bruits de petites explosions perçus par des passants étaient le fait de canons à eau actionnés contre le véhicule pour en briser les vitres, a déclaré un responsable newyorkais.

Avec Jonathan Spicer et Deepa Seetharaman; Marine Pennetier et Eric Faye pour le service français