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"Nous allons réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030"

Leona Aglukkaq (au centre) veut que le Canada tienne ses engagements.

Leona Aglukkaq (au centre) veut que le Canada tienne ses engagements. - Laurent Vu The - AFP

La ministre canadienne de l'Environnement, Leona Aglukkaq, s'engage à tenir cet objectif ambitieux.

L'objectif du Canada est des plus ambitieux. "Nous allons réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 2005", a annoncé vendredi la ministre de l'Environnement, Leona Aglukkaq.

Lors de la conférence de Copenhague en 2009, le Canada s'était donné pour objectif de réduire de 17% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020 par rapport à 2005, mais celles-ci ont plutôt augmenté. Mi-avril, le ministère de l'Environnement avait indiqué qu'elles avaient progressé de près de 20% par rapport à l'objectif initial. Pour réussir cette fois, le gouvernement fédéral mise sur l'action des provinces, dont certaines ont déjà fait beaucoup pour réduire leurs émissions de GES, dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2).

Réguler les émissions de méthane

Ottawa compte aussi réguler les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier, celles provenant des centrales électriques alimentées au gaz naturel ainsi que celles du secteur des engrais chimiques. Les défenseurs de l'environnement ont jugé nettement insuffisant l'objectif du Canada, qui est "l'un des plus faibles des pays industrialisés", a dit sur Twitter Steven Guilbeault de l'ONG Equiterre.

Deuxième plus gros émetteurs de GES derrière la Chine, les Etats-Unis se sont engagés en mars sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions d'ici 2025 par rapport à 2005. L'Union européenne prévoit une réduction de 40% d'ici 2030 par rapport à 1990.

La France a l'ambition à la conférence de Paris (COP 21), prévue du 30 novembre au 15 décembre, d'arriver à un accord entre près de 200 Etats permettant de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Le Canada s'était retiré du protocole de Kyoto en 2011, jugeant ses objectifs irréalistes.

D. L. avec AFP