BFM Business

Michel Barnier : "le secteur bancaire doit participer à l’effort général"

Michel Barnier était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business lundi 18 février.

Michel Barnier était l'invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business lundi 18 février. - -

Le commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, était invité de BFM Business ce lundi 18 février. Il y a rappelé la nécessité de réguler le secteur bancaire.

"Je recommande aux banquiers de ne pas avoir la mémoire courte, les contribuables ne l’ont pas", a mis en garde Michel Barnier. Sur le plateau de BFM Business ce lundi 18 février, le commissaire européen au Marché intérieur et aux services a estimé que, même si les banques européennes n’avaient pas été la cause de la crise de 2008, elles avaient montré des faiblesses. Un manque de solidité et de gouvernance notamment.

Il a rappelé que, depuis le début de son mandat, il y a trois ans, il avait réussi à mettre en place 28 lois de régulation "pour faire en sorte que les services financiers fasse leur travail : financer l’économie réelle". Mais selon lui, ce n’était pas encore suffisant, il faut encore "mieux séparer la gestion, la prévention des risques, pour protéger les épargnants".

Séparation des activités des banques aux Etats-Unis

A la question de savoir si cet empilement de règles auquel seules les banques européennes devront se soumettre n’allait pas nuire à leur compétitivité, Michel Barnier a rétorqué qu’aux Etats-Unis également, une réflexion sur les limites à fixer au secteur financier avait lieu.

A propos de la taxe sur les transactions financières, de 0,01% à 0,1% sur chaque transaction, le commissaire européen a indiqué écouter "les alarmes du secteur bancaire" à propos d’une éventuelle désertification des places boursières européennes. Mais il maintient que le secteur doit "participer à l’effort général". D’après lui, "cette taxe est économiquement supportable, à un taux très faible pour une assiette large". Et surtout, "elle est moralement et politiquement juste".

N.G. et BFM Business.com