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"Les jeunes Français ont envie d'aller à la conquête du monde"

Muriel Pénicaud, la directrice générale de Business France, était l'invitée de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 23 mars.

Muriel Pénicaud, la directrice générale de Business France, était l'invitée de Stéphane Soumier dans Good Morning Business ce 23 mars. - BFM Business

Pour les entreprises françaises le moment de faire "exploser leur chiffre d'affaires à l'étranger" est arrivé, a assuré ce lundi, la directrice générale de Business France, sur BFM Business. Muriel Pénicaud loue notamment l'engouement des jeunes diplômés pour l'international.

BFM Business distribuera ce 23 mars ses Grands prix de l'export aux entreprises françaises qui sont des modèles en matière de vente hors des frontières françaises. A cette occasion, la directrice générale de Business France, Muriel Pénicaud, était en plateau ce lundi pour expliquer à quel point le moment est idéal pour les PME et ETI françaises qui veulent s'internationaliser.

Un rappel pour commencer: l'agence Business France est a été créée il y a deux ans et demi. Elle est issue de la fusion de "toutes les agences publiques qui s'occupent d'internationalisation de l'économie", comme Ubifrance et l'AFI, explique Muriel Pénicaud. Ainsi, une seule et même entité les aide les entreprises françaises à exporter, et accompagnent les investisseurs étrangers en France. "Il y a beaucoup de liens entre les deux", souligne la patronne de Business France, qui rappelle que "les 20.000 entreprises étrangères installées en France représentent un tiers de l'export français". Autrement dit, "sans les entreprises étrangères en France, on aurait 30% d'export en moins".

10.000 entreprises réalisent 95% des exportations

Il reste énormément de travail pour exporter le made in France. Le pays compte en effet 120.000 entreprises exportatrices, soit "trois fois moins que les Allemands, et deux fois moins que les Italiens". En outre, seules "10.000 entreprises font 95% de l'export". Mais pour Muriel Pénicaud, le moment est extrêmement propice pour la France, à plusieurs titres. D'abord, "il faut profiter du taux de change pendant qu'on l'a". Ensuite, le gouvernement est en train de mettre en place une véritable boîte à outils pour simplifier la vie des petites structures qui souhaitent exporter.

Les démarches administratives vont être facilitées, notamment grâce à BPI export, un programme développé en commun avec la Banque publique d'investissement et Coface. Le principe: "un seul guichet, qui réunit pour le banquier, l'assureur et le conseiller marché" face aux PME et ETI de croissance "qui veulent vraiment exploser leur chiffre d'affaires à l'international". Un dispositif qui "marche très très bien", affirme-t-elle.

Un phénomène de génération

En outre, l'Etat va prendre davantage de risque pour "garantir le crédit à l'export et les créances sur les acheteurs". Car il a pris conscience que l'"un des freins importants à l'export hors des frontières de l'Europe est le risque financier, à juste titre", admet Muriel Pénicaud.

Autre facteur qui rend la période propice à faire de la France un grand pays exportateur: "un phénomène de génération". "Par exemple, on gère le dispositif des volontaires internationaux en entreprises, explique la directrice de Business France. Il y a 8.500 diplômés qui partent partout dans le monde aider les entreprises à se développer. On a 65.000 candidats", un chiffre qui augmente "tous les jours. Les jeunes n'ont pas peur, se félicite-t-elle. Ils ont envie d'aller à la conquête du monde".