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Les entreprises ont recommencé à investir en 2016

Les entreprises ont augmenté le niveau de leurs investissements en 2016, sans baisser les dividendes.

Les entreprises ont augmenté le niveau de leurs investissements en 2016, sans baisser les dividendes. - Kai C. Schwarzer - Flickr - CC

La confiance des analystes et des chefs d'entreprises s'est largement renforcée en 2016, selon l'étude annuelle du gérant d'actifs Fidelity. Avec, à l'arrivée, une forte remontée des investissements de ces dernières.

Les records successifs des marchés financiers le laissaient présager. La quatrième enquête annuelle de Fidelity, parue ce lundi, en atteste formellement: la confiance des analystes a connu un retournement de tendance puissant en 2016. En tout cas en ce qui concerne les 146 représentants interrogés pour l'étude. Le niveau de confiance des entreprises a également atteint un plus haut depuis 2014, affirme le cabinet, à l'issue d'entretiens avec quelque 17.000 dirigeants des plus grandes entreprises mondiales.

Le contexte est donc favorable à l'investissement, souligne Jean-Denis Bachelot, directeur de Fidelity pour la France. Une nouvelle réjouissante, estime-t-il, puisque "sur l'année 2015, la croissance venait principalement de la maîtrise des coûts". Alors qu'en 2016, Fidelity "constate aussi un vrai retour de la croissance par la demande".

Des "actionnaires choyés"

Ainsi, les entreprises recommencent à investir. Sans pour autant dévêtir les actionnaires, toujours aussi "choyés avec des dividendes élevés", indique Jean-Denis Bachelot. "Les trois quarts des analystes interrogés nous disent que les dividendes vont soit rester stables, soit grimper. Sachant qu'ils ont augmenté systématiquement les trois dernières années", rappelle-t-il. Mais "la bonne nouvelle, c'est que cela ne se fait pas au détriment des investissements, puisque les capex (les dépenses d'investissement, ndlr) sont en hausse".

Autre nouveauté: "On note une tendance à revoir les endroits où les entreprises vont investir, en privilégiant beaucoup plus les investissements sur Internet", souligne-t-il. La digitalisation, la numérisation, "les technologies de l'information, qui bénéficient à plein de l'innovation de rupture, bien au-delà de ce qu'ont inventé Uber ou Airbnb", avance le directeur de Fidelity France.

En revanche, les biens de consommation cyclique ne bénéficient que dans une moindre mesure de la reprise de la demande et des investissements. Pire, "le secteur est en souffrance", parce que ceux qui vendent ces produits, les distributeurs et les retailers, subissent justement de plein fouet la concurrence des innovations digitales, tout particulièrement la "dématérialisation des points de vente".

N.G.