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Le nombre d'Américains touchant des allocations chômage passe sous la barre des 20 millions

Le nombre de nouvelles demandes d'allocation chômage reste à un niveau élevé aux États-Unis

Le nombre de nouvelles demandes d'allocation chômage reste à un niveau élevé aux États-Unis - AFP

Si le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires d'allocations chômage a décru aux États-Unis au cours de la semaine écoulée, il reste à un niveau préoccupant. Signe que la reprise économique n'est peut-être pas si vive qu'attendu.

Les nouvelles demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis se maintiennent à un niveau extrêmement élevé, à 1,48 million au cours de la semaine écoulée, un nombre supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 1,25 million, selon le département du Travail.

Le ministère précise que ce nombre, établi pour la semaine du 15 au 20 juin, est "en baisse" et à comparer avec un nombre révisé en hausse (1,540 contre 1,508 initialement estimé) pour la semaine précédente. Il illustre néanmoins la difficile décrue du chômage alors que les autorités peinent à maîtriser la pandémie de Covid-19.

Depuis la mi-mars, quand les mesures de confinement ont commencé à se mettre en place, ce sont plus de 47,2 millions de nouvelles demandes d'allocations qui ont été enregistrées. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a néanmoins diminué, à 19,522 millions lors de la semaine close le 13 juin (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 20,289 millions la semaine précédente.

"Les entreprises font face à une faible demande"

La situation est très disparate aux Etats-Unis sur le plan sanitaire avec par exemple New York qui a commencé son déconfinement après avoir endigué le nouveau coronavirus tandis que dans d'autres Etats, notamment au Texas, de nouveaux foyers d'infections sont apparus.

"Certaines entreprises ont tenté de maintenir leur main-d'oeuvre en attendant de voir ce qui se passerait lors de la levée des mesures de confinement et de la reprise d'activité", a déclaré Gus Faucher, économiste en chef chez PNC
Financial, auprès de Reuters. "Même si l'économie se redresse, les entreprises font face à une faible demande et décident qu'elles n'ont pas besoin d'autant de salariés" a-t-il ajouté.

QS avec AFP