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Lagarde estime qu'il "y a des raisons d'être inquiet" pour la croissance mondiale

Christine Lagarde regarde avec inquiétude le ralentissement de la Chine.

Christine Lagarde regarde avec inquiétude le ralentissement de la Chine. - Miguel Medina - AFP

La directrice générale du FMI s'inquiète du ralentissement de la Chine. Elle craint "un cercle vicieux".

Christine Lagarde fait preuve de pessimisme. La directrice générale du FMI s'inquiète pour l'économie mondiale, affaiblie par le ralentissement en Chine et menacée par un "cercle vicieux" lié au prochain relèvement des taux américains. "Il y a (...) des raisons d'être inquiet. La perspective d'une hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis et le ralentissement en Chine alimentent une incertitude et une plus forte volatilité des marchés", a-t-elle déclaré lors d'un discours à Washington.

La dirigeante a également pointé la "nette décélération" du commerce mondial et la "chute rapide" du cours des matières premières, qui plombent les finances des pays émergents qui les exportent. Les progrès économiques réalisés par ces pays semblent d'ailleurs "menacés", a assuré Christine Lagarde, à quelques jours de l'ouverture de l'assemblée annuelle du FMI à Lima, au Pérou.

Croissance plus faible qu'en 2014

La dirigeante n'a rien dévoilé des nouvelles prévisions mondiales du FMI qui seront publiées à cette occasion, mais a simplement assuré que la croissance économique du globe cette année devrait être "plus faible" qu'en 2014. Dans son discours, Christine Lagarde s'est particulièrement inquiétée de l'impact d'une prochaine hausse des taux de la Banque centrale américaine (Fed), maintenus proches de zéro depuis fin 2008.

Ce changement de cap risque de pousser les investisseurs à délaisser les pays émergents pour rapatrier leurs fonds aux Etats-Unis et de faire monter le dollar, monnaie dans laquelle la dette de nombreuses entreprises est libellée. "Une hausse des taux d'intérêt et un dollar plus fort pourraient faire apparaître des disparités de taux de change, conduisant à des faillites d'entreprises et à un cercle vicieux entre les entreprises, les banques et les Etats", a résumé la directrice générale du FMI.

D. L. avec AFP