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La France menace de bloquer les négociations du traité transatlantique

Matthias Fekl, le secrétaire d'État au Commerce extérieur, a de nouveau prévenu que la France pourrait bloquer les négociations.

Matthias Fekl, le secrétaire d'État au Commerce extérieur, a de nouveau prévenu que la France pourrait bloquer les négociations. - Nicolas Tucat - AFP

"Matthias Fekl, le secrétaire d'État au Commerce extérieur, a de nouveau affirmé que le blocage par la France des négociations entre l'Union européenne et les États-Unis était envisagé. "

Même si les négociations se poursuivent de manière régulière, le traité transatlantique inspire une certaine méfiance, voire de la crainte en France. Du coup, le gouvernement ne manque pas une occasion de mettre la pression sur les différentes parties, à savoir les négociateurs mandatés par l'UE et leurs homologues américains. 

"J'ai indiqué en septembre dernier que si les choses n'avançaient pas, il fallait envisager l'arrêt des négociations. Cette option est toujours sur la table, très clairement", a ainsi déclaré à Reuters le ministre du Commerce extérieur, Matthias Fekl, en marge d'un colloque du Medef sur ce dossier.

"La France n'acceptera pas d'accord au rabais, ce qui compte dans un accord c'est le fond, ce n'est pas de conclure à tout prix avant telle ou telle échéance électorale américaine", a-t-il ajouté alors que s'ouvre la semaine prochaine à New York le 13e round d'une négociation, que la Commission européenne et Barack Obama espèrent conclure avant la fin du mandat du président américain en novembre 2016.

"La France peut toujours dire non"

"On sent bien que certains veulent à tout prix conclure avant les échéances américaines, ce n'est pas l'approche française", a-t-il poursuivi sans citer de pays.

Ses propos font écho à ceux prononcés jeudi dernier sur France 2 par François Hollande, président d'une France qui a toujours été méfiante vis-à-vis des traités de libre-échange. "La France peut toujours dire non", avait-il assuré. "La France, elle a fixé ses conditions, la France elle a dit s'il n'y a pas de réciprocité, s'il n'y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n'a pas accès aux marchés publics et si en revanche les États-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l'on fait ici, je ne l'accepterai pas."

Y.D.